L'univers de la saga d'Aila de Catherine Boullery 📘 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


fantasy heroic

Note : 4.6 / 5 avec 277  critiques français

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Romans de fantasy

Tome ➀ - Aila et la Magie des Fées préféré Tome ➁ - La Tribu Libre livre Tome ➂ - L'Oracle de Tennesse heroic Tome ➃ - La Dame Blanche recommandation Tome ➄ - La Porte des Temps fantasy Tome ➅ - Une Vie, voire Deux fantasy Tome ➆ - Un Éternel Recommencement auteure Tome ➇ - L'Ultime Renoncement favorites ➀ à ➃ - La Première Époque fantasy ➄ à ➇ - La Deuxième Époque saga Tous les tomes de la saga de fantasy officiel La romancière Catherine Boullery high #fantasy français

Blog de l'auteure de fantasy

17 Juin 2017Voici un blog qui a oublié d'exister pendant plus d'une année parce qu'à certains moments de la vie il devient impossible de mener autant de vies en parallèle et il est devenu la victime de cet excès. J'ignore dans quelle mesure je parviendrai à inverser la tendance, mais je vais y songer. Alors quelles sont les nouvelles, fraîches ou pas du tout ?
♥ La plus urgente : une promotion sur le tome I de la saga, version numérique à 2,99 euros sur UPblisher ou Amazon jusqu'au 3 juillet. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus émoustillante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 25 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017

♥ La plus émouvante, comme l'écho de mon histoire personnelle ou quand la fiction devient le reflet de la réalité : sortie du tome VI, « Une Vie, voire Deux », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac. Presque 167 000 mots et toujours autant à raconter !

Une Vie, voire Deux : couverture
Une Vie, voire Deux : couverture

♥ La plus rassurante : tome VII « Un Éternel Recommencement » écrit et bientôt en relecture et tome III « L'Ultime Renoncement » commencé. L'achèvement de la saga en 2018 ? Probable…
Belle journée à tous.

4 JuinN'oubliez pas ! Salon du livre le 12 juin 2016 à Sartrouville, parc du dispensaire, dans le gymnase.

Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016
Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016

Belle journée à tous.

25 maiComme le disait le lapin dans Alice au pays des merveilles : « Je suis en retard, en retard » ! Glup, je crois qu'à mon niveau, ce n'est même plus du retard, mais de l'abandon… Mille excuses.
Alors, quelles sont les nouvelles ?
♥ La plus urgente : une nouvelle promotion sur le tome I de la saga, version numérique gratuite sur Amazon jusqu'au 28 mai. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus importante : sortie du tome V, « La Porte des Temps », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac et iTunes. Plus de 172 000 mots, le plus gros volet de la saga d'Aila et, je l'espère, un pur moment de bonheur de lecture.

La Porte des Temps : couverture
La Porte des Temps : couverture

♥ La plus émouvante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 12 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016

Belle journée à tous.

30 Janvier 2016 Certains disent que nous pouvons souhaiter la bonne année tout le mois de janvier. Pour ma part, je crois que j'ai atteint la limite acceptable ! Alors, puisque les jours de ce mois sont comptés, je ne le laisserai pas s'achever sans vous avoir souhaité une merveilleuse année 2016. Sachez vous préserver de la bêtise humaine, entourez-vous de personnes qui vous ressemblent ou vous apportent des aventures fabuleuses à vivre. Chassez de vos cœurs les pensées sombres qui vous étouffent et tournez-vous vers la lumière pour vous réchauffer et vous illuminer autant de l'extérieur que de l'intérieur. Soyez vous avec les autres pour vivre pleinement les 366 jours de cette année 2016 (euh… un peu moins maintenant, je l'avoue). Beaucoup de bonheur à tous, une santé de fer et de la légèreté !
La saga d'Aila, vous en rêviez ? C'est le moment ou jamais de vous offrir le tome 1 à 0,99 euro sur Amazon, en numérique. Profitez-en ! Il ne reste que plus que deux jours !
Les relectures se suivent et… Puis-je vraiment dire qu'elles se ressemblent ? Elles gardent le même objectif, un re-travail du style pour le rendre encore plus fluide et, donc, agréable à lire, l'affinage des derniers détails pour effacer jusqu'à la plus petite incohérence, tandis que mon esprit se projette déjà dans l'écriture de la suite. Malheureusement, et c'est le problème de mon existence actuelle, comme je veux tout tester, j'en arrive à mener de front trop d'activités en parallèle et je n'y parviens plus… Surtout que mon perfectionnisme m'amène à passer beaucoup de temps sur chacune. Je ne veux pas me retourner un jour sur moi en me disant que j'aurais bâclé mon travail, ni pour l'une ni pour l'autre. Je me dévoue à chacune avec la même passion, la même intégrité, le même amour. De nouvelles questions se poseront pour la prochaine rentrée. Attendons le mois de juin pour décider !
En tout cas, la parution de « La Porte des Temps » approche ! Fin février, début mars. Je vous tiens au courant.
Cette relecture m'a définitivement montré que je ne pouvais pas m'arrêter brusquement au tome 7. Naturellement, je savais déjà qu'un huitième existerait, mais je me disais que je pourrais l'écrire plus tard et, là, je sais que ce n'est plus possible ! Donc, ce sera huit tomes. En revanche, je ne sais pas ce que je vais mettre comme titre et, étrangement, c'est ce qui m'ennuie le plus ! Avez-vous une idée ? :)

Bonne année 2016
Bonne année 2016

20 décembre Quelques bonnes nouvelles :
- relecture du tome V reprise ;
- ma modeste page auteur Facebook dont le nombre de "J'aime" augmente petit à petit ;
- la parution du tome I « Impulsion » du roman « Le cercle des élus », en coécriture avec Sg Horizons, Elena Guimard et Olivier Karven ;
- et un nouveau commentaire sur Aila et la Magie des Fées :
« Magique !! *.*Tellement de mots pour décrire cet univers : magique, envoûtant, fantastique, extraordinaire, féérique, captivant… Je dis bravo à l'auteure pour son imagination exceptionnelle et j'attends la suite !! »

Tout savoir sur « Impulsion » et « Le cercle des élus »
« Quatre auteurs, quatre approches de la fantasy qui s’entrecroisent pour raconter les aventures d'autant de personnages dont les destinées, poussées par des forces obscures, basculeront. Un concept inédit pour une fresque épique. »

Tome I du Cercle des élus : Impulsion
Tome I du Cercle des élus : Impulsion

Résumé : La vie en pleine forêt, entourée de son père et des autres bûcherons convient parfaitement à Imara (Sg Horizons). Jeune femme libre et forte vivant dans un univers d'hommes, son esprit de combattante comptera lorsque parvenue à la cité, elle devra faire face au danger.
Dans les ruelles colorées de la cité, Alyrus (Elena Guimard) se faufile enveloppé d'un voile d'invisibilité afin de ne pas effrayer ses sujets. L'odeur du sang remonte à ses narines et lui ouvre l'appétit, mais ce soir, il n'est pas là pour ça, autre chose l'a attiré loin du palais et il ne doit pas se laisser déconcentrer.
Eogan (Olivier Karven) se hâte pour assister à l’intronisation de son père, bienfaiteur de Maslir, qui va enfin recevoir l’hommage de ses pairs après une vie passée à améliorer la vie de ses concitoyens. Pourtant, rien ne se passera comme prévu : de terribles chocs bouleverseront la vie du jeune homme à jamais, l’obligeant à prendre des décisions sans retour.
Sous les agitations perpétuelles du Malstrom qui surplombe la Citadelle, Saphie (Catherine Boullery) aimerait rêver… Pourtant, le Guide Suprême répétant sans cesse que tous ses enfants doivent lui être dévoués, elle replonge dans les enluminures qui peuplent sa vie de copiste et un quotidien aussi terne que réglé. Jusqu’au jour où un maître de la Guilde vient la chercher…
Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

5 décembre Quelques mots sur la chronique d'une mort annoncée ! Celle de l'écrivain… Pari non tenu cette année pour parvenir à concilier mes deux métiers. En conclusion : une relecture du tome V à peine entamée. Je suis donc au regret de vous annoncer que la version numérique du tome V ne paraîtra donc pas en décembre, malgré l'habitude prise depuis 2012. Mille excuses à tous. En revanche, parce qu'il faut bien un côté positif, mon projet d'écriture à plusieurs devrait voir le jour bientôt. Je vous tiens au courant ! Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici quelques commentaires qui font plaisir, après un calme olympien pendant quelque temps.
Sur Aila et la Magie des Fées :
« Magnifique lecture ! "Aila et la Magie des Fées" est la magnifique histoire d'une jeune fille pas comme les autres…
J'ai découvert avec ce roman, le premier de la série, la superbe plume de Catherine Boullery : une écriture ciselée, soucieuse du détail, une analyse fouillée des sentiments, une plongée au plus profond des émotions des personnages…
Aila est une jeune fille exceptionnelle qui arrive à transformer ses souffrances en source d'admiration et joie pour les autres, ses épreuves en autant de défis à relever, ses regrets en autant d'amour à donner aux autres… Une lecture pleine d'enseignements…
C'est une série pour tous les âges et même ceux qui ne lisent pas ce genre de littérature seront conquis par le talent de l'auteure qui arrive à nous donner l'envie d'accompagner Aila sur son chemin.
 »
« Formidable ! C'est un vrai moment d'évasion que nous offre ce livre !
N'hésitez pas! Moi je file directement lire le tome 2.
Merci Catherine Boullery.
 »
Sur La Dame Blanche :
« toujours aussi captivant ! On est heureux de retrouver à nouveau Aila ! Action, réflexion, suspens, un ensemble très complet qui m'a une fois de plus séduite !
Bravo !
 »
Bon week-end à tous.

11 septembre Où en est l'écrivain ? Eh bien, c'est une catastrophe, nulle part… Je ne fais que travailler, mais absolument plus sur l'écriture. Je le regrette, mais je finirai tôt ou tard par sortir le nez de l'eau et faire renaître l'auteur derrière le professeur !

Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire
Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire

Que faites-vous le 4 octobre ? Rien, super ! Passez donc à la fête des vendanges ! Avec mon compagnon de barnum et illustrateur, Alain Berry, nous aurons à cœur de vous accueillir de 10 h à 18 h, dans le parc du dispensaire de Sartrouville.
Bon week-end à tous.

28 Août Deux métiers et, quand l'un prend le pas sur l'autre à cette période, l'écrivain disparaît totalement derrière l'enseignant. Ce moment se négocie toujours de façon un peu délicate pour moi, car il m'oblige à faire un choix raisonné entre différentes options : je retrouve mes élèves dans quelques jours et mon nouveau programme doit être au clair dans ma tête alors que je peux repousser la relecture du tome V… Ne parlons même pas de l'écriture du tome VI ! Il m'arrive parfois d'envier ceux qui rentrent chez eux sans ramener du travail entre leurs murs, leur tête probablement plus libre que la mienne. De plus, la rentrée représente un moment chronophage et énergivore, même si lui est associé le plaisir de retrouver collègues et anciens élèves, de travailler avec eux pour, une nouvelle fois à la fin de l'année, ressentir la tristesse de les quitter… Un éternel recommencement, mais ça, c'est le titre du futur tome VII !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

Nouvelle opération relayée par L'invasion des Grenouilles dont j'avais déjà parlé sur mon blog le 11 juillet dernier et sur ma page Facebook. Toutes ces initiatives sont vraiment indispensables pour promouvoir la lecture et la découverte éventuelle de nouveaux auteurs. En plus, dans ce domaine SFFFH, toujours dominé par les Anglo-saxons, un zeste de francophonie ne peut nuire. Alors, j'y participe ? Bien sûr ! Et la saga d'Aila avec UPblisher également !
Dernier week-end pour profiter de l'offre Ray's day sur UPblisher : rendez-vous sur la page du tome I ,Aila et la Magie des Fées et utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon week-end.

23 AoûtPour commencer, une petite anecdote sympathique, le genre à vous redonner le moral quand il vous abandonne. Message de la médiathèque de Sartrouville :
« Bonjour,
Vous nous avez gentiment offert les 3 premiers tomes de votre série fantastique 'La saga d'Aila'. Vos livres ont beaucoup de succès et les lecteurs réclament la suite.
Est-il possible d'avoir le tome 4 pour compléter la série ? Malheureusement, chez notre fournisseur […] vos livres n'existent pas, et nous sommes obligés de passer par leur site pour nos commandes.
 »
Comment résister à une telle demande ? De toute façon, je m'étais déjà mise d'accord avec la directrice de la médiathèque pour l'apporter. En conclusion : le tome IV peut dorénavant être emprunté.

Opération Ray's day
Opération Ray's day

Super opération Ray's Day #RaysDay chez UPblisher dont vous pouvez profiter jusqu'au 30 août. Il vous suffit de vous rendre sur la page du tome I, Aila et la Magie des Fées et d'utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon dimanche.

17 AoûtC'est fait ! J'ai repris la mauvaise habitude de ne mettre des nouvelles que lorsque j'en ai le temps, c'est-à-dire pas souvent… À ma décharge, j'ai pris quelques vacances bien méritées à la montagne ! Que j'aime ces paysages magnifiques, ces lacs miroitants, ces espaces tellement ouverts que plus rien ne peut retenir mon esprit qui s'envole par delà l'horizon. Bien sûr, ils se méritent, de 550 à 950 m de dénivelé et jusqu'à quinze kilomètres pour les plus longues balades. De quoi bien dormir la nuit après une journée d'effort, la tête emplie de beaux souvenirs et le cœur léger et heureux. Ne pas penser que j'attendrai un an pour y retourner. Ne garder que le meilleur, à l'image du bonheur vécu…
Mes différents projets avancent. J'ai fini ma partie pour mon projet à plusieurs écrivains. J'aurais voulu y passer un peu moins de temps, mais la perfectionniste que je suis ne se refera pas. Cependant, à un moment, il faut se dire que le maximum a été donné et passer à autre chose. Extrait : « Dans l’immense pièce sombre, uniquement éclairée par la lumière de hautes chandelles et de bougies individuelles, la disciple Saphie, au milieu de tous les autres, s’appliquait à sa tâche quotidienne. De la pointe de sa plume trempée dans l’encre, elle calligraphiait ses lettres avec un art consommé dans de grands livres qui rejoignaient les rayonnages de la bibliothèque des maîtres de la Guilde, une fois leur dernière page remplie. Cette activité aurait pu lui paraître rébarbative, mais tel n’était pas le cas, car Saphie appréciait son existence calme et réglée ainsi que l’ambiance feutrée de la salle d’écriture. Elle adorait particulièrement le crissement de sa plume sur le vélin rêche et les arabesques régulières auxquelles sa main donnait vie en les traçant, noir sur blanc, avec une indubitable adresse. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, car, le Guide Suprême le répétait inlassablement, un disciple ne devait pas être orgueilleux, mais, quelquefois, elle se reculait légèrement pour admirer la beauté de son travail. Peut-être n’était-elle que copiste, mais, en ce domaine, elle excellait. »
J'ai poursuivi le tome VI, mais mon avancée a été pour le moins laborieuse… En effet, il m'a fallu reprendre les premiers chapitres écrits et les remettre en cohérence avec la fin du tome V, tant dans la chronologie que dans la logique des événements, et, pour dire les choses clairement, ça m'a pris un temps fou pour, enfin, me satisfaire approximativement des deux premiers chapitres (trente-cinq pages environ et plus de 27 000 mots), surtout qu'en parallèle, j'ai effectué de nombreuses recherches : forteresse (dimension et constitution), mer intérieure, topographie, et, principalement, mis au clair les âges des personnages et les étapes clés de leur existence… Tout me paraît bien ordonné à présent, mais la raison me dit que je dois abandonner son écriture pour passer à la relecture du tome V et à la préparation du nouveau programme que j'enseigne cette année. Mon cœur lui me dit autre chose et cette décision rationnelle pèse sur mes épaules plus que je ne le voudrais. Tant pis. En conclusion, me voici en alternance sur la correction du tome V et la spécialité de TS !
P.-S. : je crois qu'il va m'être difficile d'abandonner totalement le tome VI, finalement…
Bientôt de nouveaux papillons dans la catégorie français, dont un magnifique Morio qui a posé pour moi, ses ailes grandes ouvertes, avec une patience d'ange. Enfin, ça ne s'est pas tout à fait passé ainsi, mais je rends l'histoire plus belle. À très bientôt.

23 JuilletVoici une semaine, jour pour jour, que j'ai écrit les mots de la fin du tome V et, naturellement, ressenti le plaisir indicible de celle qui a atteint son objectif. Quel bonheur profond et intense ! Quelle jubilation ! Quelle irremplaçable satisfaction, de celle qui te murmure à l'oreille : « Tu l'as fait ! », de celle qui te démontre que la joie de l'écriture reste inscrite dans tes gènes, que tu es capable de pianoter sur ton clavier sept à huit heures par jour et de terminer sur un petit nuage tant l'acte t'emporte, d'être parvenue à aller de ton point A jusqu'à ton point B sans même te perdre, une capacité à construire intacte, une imagination totalement déchaînée. Mots, je vous aime !
En revanche, je n'ai vraiment terminé les deux derniers chapitres que deux jours plus tard… Héhé, je triche ! En effet, si tous les éléments principaux étaient en place jusqu'au point final temporaire, il manquait quelques articulations du récit pour renforcer leur succession et la cohérence de l'histoire. Je pense d'ailleurs que je renforcerai encore, lors de la relecture, quelques descriptions sur lesquelles je suis passée un peu trop rapidement. Voici donc un nouveau volet de la saga de plus de 176 000 mots, le plus volumineux de tous, mais qui devrait s'amincir un peu lorsque je le retravaillerai, car le début que j'ai écrit en plusieurs fois nécessite d'éliminer quelques paragraphes redondants.
Alors que faire quand se termine un premier projet ? Laissez-moi réfléchir, j'hésite… Embrayer sur le tome VI ? Voici une excellente idée ! Comment ai-je pu ne pas y penser toute seule ? Plus d'un chapitre et demi déjà d'écrit ! Allez, je vais être complètement honnête, je triche, car je dispose d'une petite centaine de pages rédigées. Malheureusement, comme j'ai précisé la fin du tome V, je ne peux pas les reprendre telles quelles. En parallèle, j'avance sur mon projet à plusieurs auteurs, quatre pages de plus à mon actif et une fin qui s'approche. Fantastique !
Bon, c'est pas le tout, il faut que je retourne écrire. Belle journée.

11 JuilletQuelle semaine ! Ne pas perdre les bonnes habitudes ! Rangement et photocopies au lycée dans l'objectif de la prochaine rentrée (pas loin de sept heures de boulot cette semaine, mine de rien !), une super randonnée d'une vingtaine de kilomètres dans la forêt de Saint-Germain entre copines et, trop bien, la fin du chapitre seize (17 pages…), déjà plus de sept pages écrites sur le chapitre dix-sept avec, enfin, une idée clé qui me convient parfaitement et du grain à moudre par mon moulin (!) imaginaire.
Un premier retour du Salon du livre : « Bonjour, je vous écris suite à ma lecture du tome 1 d'Aila et la Magie des Fées pour vous dire que j'ai beaucoup aimé votre manière d'écrire ainsi que l'histoire : de la magie, des aventures… tous les ingrédients pour un bon roman. Tellement prenant que j'ai d'ores et déjà commandé les autres tomes !
Encore bravo.
 » Contente ! :)
Date à noter dans vos annales, opération « ‎Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition - », piquée aux Québécois dixit Maxime, relayée par L'Invasion des Grenouilles. Pensez-y !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

4 JuilletPour résoudre tous mes problèmes, je me suis décidée à éliminer les activités satellites les unes après les autres pour parvenir à me concentrer sur l'essentiel. Je n'y suis pas encore totalement parvenue, mais, petit à petit, je m'en rapproche. Je garde le cap !
En plus, vous comprenez, j'essaie de prendre le temps de vivre un peu et de ne pas faire que travailler. En conclusion, hier, deux magnifiques balades, la première à Giverny et ce plaisir intense à parcourir les jardins de Claude Monet, malgré la chaleur torride ! Puis, en revenant vers la maison, une visite imprévue, celle du château de la Roche-Guyon, situé dans une boucle de la Seine, accolé à une blanche falaise. Je me suis littéralement enthousiasmée pour ce lieu, dont l'architecture jouait au grand écart entre des parties plus anciennes et plus récentes et qui offrait un exceptionnel panorama sur cette vallée de l'Île-de-France. D'indéniables atouts : la surprenante découverte d'un pigeonnier constitué par un ensemble de niches creusées à même la paroi, la traversée de la roche crayeuse grâce à d'impressionnants escaliers taillés dans la falaise, l'arrivée au donjon surplombant le château, les jardins et les rives de la Seine. Deux regrets cependant, j'ai manqué les écuries, pourtant réputées, et n'ai pas poussé jusqu'au jardin et aux bords de Seine, il faisait trop, trop chaud. En conclusion, j'y retournerai et, si vous disposez d'un moment, n'hésitez pas !

La Roche-Guyon
La Roche-Guyon

Dans les bonnes nouvelles, j'ai commencé à résoudre le problème de chronologie de mon tome V. En attendant cette évolution positive, je ne suis pas restée sans écrire puisque j'ai rédigé quelques passages qui ne nécessitaient pas de construction préalable. En conclusion, je suis sur la bonne voie !
De nouveaux commentaires sur UPblisher :
- « Un univers fantastique !
On plonge dans un monde magique où se mêlent entre autres héros, fées, chamans, rois et reines, le bien et le mal. Tous les ingrédients d'une belle aventure ! J'adoré les tomes I, II, et III
Je me suis tout de suite attachée au personnage d'Aila, avec ses doutes, sa force, mais aussi son grand courage et sa détermination, et ce, malgré sa jeunesse. Au fil des tomes, l'histoire se densifie, de rebondissement en rebondissement, le suspense devient vraiment prenant, on veut absolument savoir la suite !
Les personnages secondaires qui gravitent autour l’héroïne sont tout aussi attachants, chacun avec leur caractère, leur mystère et ajoutent au piment de l'histoire. Il y a des côtés sombres, graves, mais aussi de l'humour, bref une bonne lecture que je recommande. Je viens de recevoir le tome IV et je l'emporte en vacances en me délectant par avance !
 »
Les trois autres, écrits par la même personne, sur les tomes I, III et IV sont plus lapidaires, mais terriblement efficaces ! - « Vous ne pourrez plus vous en passer !!!! »
- « Tous aussi réussis ! »
- « Toujours un grand moment de pur bonheur… ! »
Voici une belle façon de terminer une semaine et de commencer un week-end.
Belle journée.

26 juinBouh !!!!!!! J'en ai trop à faire, dans des directions complètement opposées et dois parvenir à gérer mes priorités… Je passe mon temps à alterner les activités : retravailler mes photos, réfléchir à mon nouveau programme, écrire pour le tome V ou pour le projet à quatre. Finalement, j'ai l'impression de ne rien faire correctement, d'être en décalage permanent, de me disperser en fait. Surtout qu'à côté de toutes ces activités, il y a bien d'autres, les obligations (surveillances, préparation de la prochaine rentrée) et les plaisirs (sortir, courir, danser, dormir !)
Deuxième bouh !!!!!!! J'ai un problème avec mon tome V. Pas celui de la page blanche, non, ce serait plutôt l'inverse… Je vois mon livre grossir à vue d'œil et je me dis que je dois parvenir à condenser les dernières étapes avec la traversée de la Bruçie, puis du Gerek ainsi que la terrible fin temporaire qui attend le lecteur. Donc, avant de me lancer dans la fin du chapitre seize, je dois absolument peaufiner la structure. Je suis même en train d'envisager de changer ma carte initiale et, ça, j'aime pas. Surtout que cette modification ne résoudra pas obligatoirement mon problème, car le Gerek doit rester ce passage par lequel les hommes de Césarus ont foncé sur la Wallanie, seize ans plus tôt. Donc, réfléchir, articuler, construire, puis se remettre à écrire. Si, si, je suis confiante !
Voici l'extrait d'un petit mot que j'ai reçu d'une de mes amies, la seule qui lise les chapitres d'Aila au fur et à mesure qu'ils s'écrivent : « La différence pour moi avec les premiers tomes n'est pas tant l'aventure, que la dimension psychologique des personnages qui s'est renforcée. C'était déjà une caractéristique forte de ton roman dans les 1ers tomes, Aila a toujours eu une fabuleuse capacité d'analyse des relations humaines, des doutes et des moments de vérité qui la rendaient si attachante ; simplement dans cette situation de crise où l'absence de l'héroïne bouleverse tous les codes et tous les gens qui s'étaient installés dans une autre vie confortable, la dimension psychologique devient le ressort de l'aventure, là où elle n'en était avant que le corollaire. Moi ça me plaît beaucoup, on passe du rire aux larmes, l'émotion est toujours là au coin d'une discussion. » C'est trop bien d'avoir une amie qui exprime aussi bien la simplicité apparente des choses ! ♥ ♥ ♥

Ambiance bougie
Ambiance bougie

D'ailleurs, à propos de boulot, je dois replonger dans le travail de photos de théâtre que j'ai réalisées trois mois plus tôt. C'est le plus urgent, car j'en ai pour encore cinq à six heures et certains comédiens de la pièce vont muter. Ce serait mieux pour eux d'avoir ces clichés avant leur départ.
Bon week-end.

21 juinJ'ai trouvé mon programme pour les vacances : écrire, courir et dormir, histoire de récupérer toutes les heures de sommeil qui m'ont échappé !
Pour l'écriture, c'est parti ! Pour mon aventure à plusieurs écrivains, j'ai quasiment terminé le chapitre 2. En revanche, ce qui me dérange s'apparente à quelques hésitations sur la concordance des temps dans la rédaction d'un flashback. Je n'aime pas ce genre d'imperfections, donc j'ai intérêt à étudier en profondeur le sujet avant de la présenter. Je pourrais demander de l'aide à un collègue de français ! Il sera content de récupérer du boulot pour les vacances : devoir de vacances ! Autant passer à l'acte directement c'est fait !
J'ai commencé à relire le chapitre 15 que j'avais lâchement abandonné pendant plusieurs semaines. J'aime bien le début, cette façon de décrire les hésitations de Pardon et les frasques de Naaly. Celle-là va nous réserver encore bien des surprises, c'est certain, mais, enfin, dans ce chapitre, se dénoue une partie de sa colère intérieure. Ce premier suffirait-il pour éteindre le feu qui la dévore ? Conclusion : terminer ce chapitre, puis passer au 16 avec le même élan ! Beau projet, n'est-ce pas ?
Continuer à recevoir des gentils petits mots et en sourire, comme celui de ma filleule : « J'ai reçu La Dame Blanche, la couverture est encore plus belle en vrai ! Je l'ai commencé et j'en suis au moment où Aila devient maman de Naaly :) Tu écris vraiment bien et je suis toujours très fière de montrer tes livres à mes amies et de leur dire " C'est ma Marraine qui l'a écrit ! " » J'ai également une pensée pour ma nièce qui prête mes livres à toutes ses copines, pour mon oncle et ma tante ainsi que leur fille qui m'encouragent en permanence. J'ai été profondément émue de la venue de ces derniers au Salon du livre. Ils étaient les premiers visiteurs de ma famille (bien réduite, il est vrai) à franchir ce pas et je ne les aime que d'autant plus. À eux… ♥ ♥ ♥
Belle semaine.

19 juinBientôt une semaine que le Salon du livre s'est achevé et même pas le temps de vous mettre un petit post avant aujourd'hui ! Il faut dire que les jours s'enchaînent sans me laisser le temps de souffler. Pourtant, une nouvelle fois, cette journée a représenté un moment extraordinaire dans ma vie, un tourbillon par lequel je me suis laissé emporter, un souffle puissant qui m'a abandonnée tout étourdie quand la foule a reflué. Alors, de toute mon âme, je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de faire un détour par mon stand. Leur présence à mes côtés s'associera désormais aux plus beaux souvenirs de ma vie.
Vous souhaitez quelques anecdotes ? Que vous raconter ? Je vais me contenter de l'essentiel.
D'abord, le plaisir de revoir des élèves !
♥ La venue de quelques-uns de mes premières S de cette année, en pleine révision pour le bac de français, m'a beaucoup touchée. Quitter cette classe adorable me paraît encore plus compliqué que celles des autres années et je ressens encore la tristesse de refermer la porte après notre dernière heure de cours (enfin, plutôt, notre ultime goûter…), après la joie de recevoir des chocolats, la bise de la déléguée, une salve d'applaudissements et des remerciements sincères, et de quitter les deux derniers élèves qui s'étaient attardés auprès de moi. Une page qui se referme pour en rouvrir une autre ? Sûrement… Cependant, l'émotion de cet instant reste vive.
♥ Le retour de fidèles de la saga, de plus en plus nombreux, qui reviennent, Salon après Salon, rechercher la suite et partager ce moment avec moi.
♥ La surprise du jour ! Récemment, j'ai été invitée sur LinkedIn par un ancien de mes élèves, carrément étonnée par sa démarche. Naturellement, j'ai accepté et qui vois-je débarquer au Salon ? Ce fameux ancien élève, bien plus grand qu'à l'époque (heureusement pour lui !), un jeune homme à présent. J'ai trouvé sa visite vraiment sympathique, sans oublier le plaisir que j'ai éprouvé à échanger avec lui sur sa vie actuelle.
Ensuite, l'immense gratitude que j'éprouve pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, reviennent sans faille pour m'accompagner et m'encourager, indispensables piliers de mon aventure littéraire. Ils sont le miroir dans lequel je me reflète, l'onde dans laquelle je m'abreuve, la flamme grâce à la laquelle je brûle de mille feux. De tout cœur, merci !
Quoi d'autre encore ?
Je crois pouvoir affirmer que les bons lecteurs peuvent commencer à lire la saga dès le début du collège ! En effet, autour du stand, je voyais rôder un jeune garçon avec lequel j'ai engagé la conversation pour découvrir qu'en fait il avait déjà acheté le tome I l'an passé (il avait 12 ans) et, comme ce dernier lui avait plu, il revenait chercher le tome II. Un nouveau fidèle désormais ?
Et, puis, en parallèle avec le Salon, je songe également à tous ces petits mots que j'ai reçus, de vive voix ou écrits dont voici quelques extraits, choisis avec soin naturellement, vous croyez quoi !
♥ « Bien sûr que je veux la suite !!! Je l'attends avec impatience, c'est trop bien, je me suis régalée avec le tome 3, quel suspense ! »
♥ « Je suis devenue une fan d’Aila alors qu’à la base je n’étais pas venue au Salon pour moi. Cela m’a redonné l’envie de lire. J’ai suivi la progression du tome IV via Facebook et ne manquerai certainement pas de passer samedi. »
♥ « Vous avez reçu le précieux sésame ? Je trépigne d'impatience ! »
Peut-être ces échanges peuvent-ils vous paraître banals… Pour moi, ils sont tout, tout ce qui légitime le fait de dire que je suis écrivain, tout ce qui me donne envie de continuer à raconter des histoires pour partager, faire vibrer, pleurer, frémir, rêver tout simplement. Autour de moi, la communauté s'agrandit et les liens se resserrent entre elle et moi, emplis de complicité et d'affection, tout ce qui rend mon existence plus belle et ma sensation de vivre plus intense… Une dernière fois, merci.
Beau week-end à tous.

9 juinPlus de copies ! Que c'est bien d'être prof quand l'année se termine et que je me dis que je vais pouvoir retourner à d'autres activités ! Comme à mon pauvre chapitre 15, par exemple, écrit aux trois quarts, et que je n'ai toujours pas trouvé le temps d'achever… Comme aux deux autres chapitres que je dois rédiger dans le cadre de mon projet à plusieurs écrivains, comme la nouvelle Et la Magie fut que je dois ABSOLUMENT finaliser, comme… Vous savez quoi ? Je crois que je vais encore attendre demain pour y réfléchir !
Ne me demandez pas comment je fais pour écrire. Si mon métier est d'expliquer, ma passion consiste à ne rien décortiquer et ça marche tellement bien comme ça ! J'attendrai le syndrome de la page blanche pour me poser des questions. En attendant ce jour maudit par tous les écrivains, je vais continuer mon chemin en pays Hagan, avant de plonger dans de nouvelles contrées vers une destinée bien sombre… Qu'est-ce que je ne lui fais pas vivre à ma pauvre héroïne ! Heureusement qu'elle n'est qu'un personnage de fiction sinon elle finirait bien par m'en vouloir… ou pas ! Elle sait la tendresse infinie qui nous unit, l'attention profonde que je lui porte, au point de chercher à rectifier tous les aléas de sa vie ou de lui en offrir une nouvelle…
Presque J-4 pour le Salon du livre de Sartrouville et le plaisir de recevoir de petits mots de ceux qui vont faire le déplacement pour moi (en fait, plutôt pour le tome IV !) Peut-être cette année, encore, de nouvelles rencontres aussi belles qu'inattendues. J'adore tant les liens que crée cette aventure littéraire. En tout cas, je vous raconterai tout… quand j'en prendrai le temps !
Belle semaine.

6 juinVous avez vu ? Je bats tous les records ! Seulement trois semaines depuis mon dernier post !

Salon du livre de Sartrouville 2015
Salon du livre de Sartrouville 2015

Dernière ligne droite avant le Salon du livre de Sartrouville, 14 juin 2015 de 10 h à 18 h au parc du dispensaire. Petit clin d'œil dans le journal de Sartrouville à la saga à découvrir en page 3.
Les tomes IV papier sont arrivés à la maison. Maintenant, j'ai la collection complète de la première partie de la saga d'Aila. Moquez-vous ! Les plaisirs de la vie les plus nombreux sont les petits, les sans-grade que chaque jour la vie vous offre, si faciles à saisir ; il suffit de tendre la main… Peut-être leur modestie pourrait-elle vous amener à les négliger. Pour ma part, je considère que ce serait bien dommage, car les grands bonheurs ne sont pas si courants alors que les petits n'attendent que vous !

La saga d'Aila
La saga d'Aila

Après avoir bien avancé le tome V, « La Porte des Temps », j'ai dû m'arrêter, faute de temps pour écrire, avec un chapitre quinze inachevé (je n'aime pas ça du tout !) Cependant, je ne m'avoue pas vaincue et je compte bien repartir à l'attaque dès que je le pourrai ! 609 000 caractères, 126 000 mots, ce prochain livre s'épaissit à une vitesse fulgurante et devrait rapidement dépasser ses petits frères !
Inutile de parler des nouvelles, j'ai laissé tomber pour l'instant. Mais d'ici quelques jours, je devrais être capable de vivre plusieurs vies à la fois — si, si, je le sens ! — et, ainsi, d'écrire sur tous les fronts à la fois ! Cependant, pour le moment, seul le plaisir de poursuivre Aila dans ses aventures m'emporte… Décidément, il faut que je termine ce tome V pour pouvoir passer sereinement à une autre écriture. Allez, c'est l'histoire de cinq à six chapitres supplémentaires au plus… ou, alors, au moins ! Nous verrons !
Il me reste une semaine pour finaliser tous les détails du Salon du livre : le diaporama, les derniers avis sur le tome IV que je n'ai même pas eu le temps de traiter (pfff…), la constitution des caisses de bouquins soigneusement agencées. Encore une semaine qui va passer à la vitesse grand V ! Tout ce qu'il faut à une prof de physique !
Bon week-end à tous.

Tout le blog de fantasy Catherine Boullery Ramdam (buzz) livre Archives du blog roman


Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Nestor, revenant auprès d'Aila, lui saisit la main et lui murmura :
— Loulane arrive. Je vous ai choisi une femme douce et compétente qui prendra bien soin de vous. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'appeler, je vais attendre dans la cuisine. Souhaitez-vous prévenir quelqu'un ?
Le visage contracté par la souffrance, Aila secoua la tête et retint les doigts de Nestor.
— Merci infiniment.
— Ne craignez rien, je m'occupe de tout.
Submergée par une nouvelle vague douloureuse, elle ne répondit pas. Fermant les yeux pour tenter de contrôler les tourments de son corps, elle échoua et ses phalanges se crispèrent violemment sur le drap. Alors que la magie aurait pu l'aider, elle refusait de l'utiliser, préférant s'accorder un répit dans la domination de cette dernière.

Loulane pénétra dans la pièce et s'exclama, visiblement heureuse :
— Moi qui croyais que je venais pour soigner une fièvre ! Quel bonheur de découvrir que je vais mettre au monde l'enfant de Topéca !
Souriante, elle s'approcha et, de ses mains expertes, parcourut le ventre de la future mère. Aila aurait voulu lui dire que la première chamane guerrière n'existait plus, mais renonça. Qu'importait sa nouvelle apparence, elle ne cesserait jamais de symboliser ce que les gens espéraient d'elle. Cependant, rassurée par la présence réconfortante de la femme hagane, elle se laissa ausculter, appréciant la chaleur des paumes sur sa peau.
— Il me paraît bien engagé, ce petit. Les Esprits de la Terre sont avec lui et lui ouvrent le chemin vers la vie. Maintenant, donnons un peu de temps à la nature pour accomplir son œuvre. Je prépare de quoi vous détendre.
À petites gorgées, Aila avala la boisson de l'accoucheuse. Fidèle à elle-même, elle en identifia presque chaque constituant, soulagée par les évidentes compétences de Loulane. Cette dernière, très active, allait et venait dans la pièce, répandant ici et là des herbes séchées. Elle chantonnait doucement, s'interrompant pour quelques mots d'encouragement, revenant auprès d'Aila à chaque nouvelle contraction, massant délicatement ses épaules ou son ventre tendu et ne repartant qu'avec l'assurance que la future mère se sentait apaisée. Jamais Aila n'avait pensé que souffrir autant fût possible, et, pourtant, pas un instant elle ne regretta l'arrivée prochaine de ce bébé. Tout son être aspirant à contrôler l'excès de douleur, elle inspirait, expirait, soucieuse d'écouter son corps et de l'harmoniser avec son esprit. Perdant pied quelquefois quand les élancements devenaient trop violents, la voix calme et chaleureuse de Loulane l'amenait à se reprendre. Tantôt l'accoucheuse lui prodiguait des conseils :
— Laissez-vous porter par les Esprits de la Terre. Respirez, soufflez, libérez cette tension intérieure qui vous crispe et ouvrez-vous à la venue de votre enfant. Votre ventre travaille dans ce sens. Même s'il vous tiraille un peu méchamment, il n'est pas votre ennemi, mais votre allié. Aidez-le à vous soulager plus vite.
Tantôt elle lui racontait des anecdotes :
— Vous savez, j'ai mis plus de petits au monde que vous pouvez compter de brins d'herbe dans les prés ! Et puis un premier représente toujours une grande aventure, tant sur le mystère de la naissance que sur la découverte du lien qui unit une mère à son bébé.
— En tout cas, c'est bien le premier que je vois arriver parmi nous sans me tenir à votre place ! expliqua Aila pendant une accalmie.
— Oh… intéressant. C'est vrai que deux façons distinctes de donner la vie cohabitent, l'une pour la créer et l'autre pour l'accompagner. Moi, j'ai choisi la seconde.
— Pourquoi ? Vous n'avez pas d'enfant ?
— Non. Je me contente de mettre au monde ceux des femmes et, ce, avec un immense bonheur, conclut l'accoucheuse, nullement chagrinée de cet aveu.
Hang était couvert du sang de ses ennemis. Il ne comptait plus qu'une vingtaine d'hommes sur la cinquantaine initiale, des compagnons solides, mais qui, comme lui, fatiguaient, affaiblis par les blessures reçues. En face, encore une dizaine de soldats, mais, tels des fous furieux, ils se battaient avec sauvagerie tant qu'un souffle persistait dans leur poitrine. Pour les arrêter, Hang l'avait compris depuis le début, seule existait la mort. En raison de leur exceptionnelle résistance, ils lui faisaient penser aux agaçantes mouches haganes qui venaient bourdonner aux oreilles. Même brutalement écrasées, une fois la main écartée, elles repartaient de plus belle, comme si de rien n'était… Ses idées dérivèrent ensuite vers Alsone et Eustache. S'ils ne se débrouillaient pas mieux que lui, son temps deviendrait compté. « Moins un », songea-t-il pour se donner du courage, étêtant d'un geste radical son vis-à-vis. Un brouhaha lointain provenant du haut de la falaise frappa ses tympans, tandis qu'une onde glacée se répandait dans son dos, une angoisse sourde lui étreignant le cœur. Si les nouveaux arrivants venaient compléter les rangs des guerriers de Césarus, il mourrait sur cette plage. Un court instant, son esprit s'enfuit vers Aila, espérant presque qu'il avait pensé assez fort à elle et de façon suffisamment désintéressée pour qu'elle pût apparaître et l'aider à vaincre. Puis son désir s'effaça, ceux qui arrivaient paraissaient bien trop bruyants pour appartenir au camp adverse… C'étaient des hommes à eux ! Alors qu'une énergie nouvelle renaissait en lui et, même s'il savait pertinemment qu'Aila n'y était pour rien, ce fut vers elle que ses remerciements s'élevèrent…
— Allez, Topéca ! Poussez ! Encore.
Le corps en sueur, plus concentrée que jamais, les dents serrées pour ne pas gémir alors qu'elle aurait voulu hurler, Aila se replia davantage sur elle-même pour faciliter l'expulsion.
— Oui, nous y sommes presque ! Je vois la tête ! Allez, encore ! Encore une fois ! Oui ! Une dernière fois ! Ça y est ! Le voici !
Un cri retentit dans la pièce, inondant Aila d'une émotion inégalée. Des larmes perlèrent au bord de ses yeux, et une irrépressible et inédite vague d'amour déferla dans son cœur. Apaisée après la tourmente de l'accouchement, elle réalisait qu'elle venait de donner la vie et en éprouva un incommensurable bonheur. Avec précaution, comme un objet trop précieux pour être touché, elle saisit l'enfant que lui tendait Loulane et regarda cet être menu, recroquevillé sur lui-même. Son bébé était né, si fragile et si beau… Elle sourit, puis lui murmura des mots tendres et affectueux. Telle une fleur, elle sentit éclore en elle la mère qu'elle devenait, heureuse, merveilleusement heureuse… Tandis qu'à ses oreilles résonnaient les battements de son cœur, sonores comme les échos d'une volée de cloches, le nourrisson émettait de légers grognements et se tortillait, comme s'il cherchait à s'étirer. Elle le cala contre sa peau, l'enveloppant de sa chaleur.
— Ne t'en fais pas, mon tout petit. Rien ne sera facile, mais nous nous en sortirons. Tu verras, pour toi, je rendrai le monde meilleur, un monde dans lequel tu pourras grandir sans peur et t'épanouir…
Submergée à la fois par l'épuisement et l'émotion, elle le contemplait, fascinée, admirant ce prodige de la nature. Comment se débrouillait cette dernière pour qu'une créature aussi frêle fût à ce point complète, de la pointe de ses cheveux jusqu'au bout de ses minuscules ongles ? D'un geste doux, elle saisit sa main toute fine entre ses doigts et la caressa, rêveuse. Si menue et tellement parfaite… Puis ses yeux s'attardèrent sur le visage de son bébé, croisant ses iris sombres fixés sur elle. Leurs regards semblaient se scruter mutuellement comme s'ils étaient deux à se découvrir et à s'apprivoiser. Ressentait-il le même flot d'amour qu'elle pour lui ? Savait-il déjà aimer ? Emplie d'une tendresse débordante, elle s'appliqua à observer chaque détail de son anatomie pour le graver dans sa mémoire. Tout à son exploration, elle fut d'autant plus surprise quand un frisson glacé parcourut son corps. Sa vue se brouilla au point d'amener le nourrisson à disparaître de sa perception, et sa conscience se perdit dans l'infini. Devant ses yeux, à une vitesse vertigineuse, défila un tumulte d'images et de sensations brèves, mais terriblement intenses. Déboussolée, elle ferma les paupières. Cependant, son esprit, toujours incontrôlable, rebondissait d'un être vivant vers le suivant. À peine le temps de se fondre dans l'un qu'elle repartait vers le prochain. Dorénavant, plus jamais elle n'existerait pour elle-même, elle n'était plus simplement la mère de cet enfant, mais celle de tous et elle devrait les protéger, même au prix de sa vie parmi eux. Cette découverte la laissa interdite, tandis que peu à peu la pièce se reformait autour d'elle. Figée, elle considéra sa fille avec la certitude que ces visions avaient transité par elle, comme si son bébé représentait une clé, un passage vers d'autres univers. Loulane la tira de sa réflexion.
— Comment allez-vous appeler notre nouvelle venue ?
Le cœur soudainement étreint par une irrépressible détresse, Aila songea à Pardon. Elle déglutit. Comment avait-elle pu le priver de cet instant extraordinaire ? Si elle avait su, elle l'aurait ramené avec elle de la crypte… Un soupir enfla dans sa poitrine. Et, indubitablement, son enfant et lui auraient été en danger… Non, elle avait pris la décision qui s'imposait, elle les avait protégés malgré eux. Mais alors, pourquoi en souffrait-elle autant ?
— Naaly…
À peine avait-elle prononcé ce nom que sa pierre bleue commença à étinceler de mille feux. La magie ancienne se déversa dans ses veines comme si cette dernière y chassait tout son sang pour le remplacer par son flux surnaturel. Aila brillait au point d'en devenir aveuglante. Complètement submergée, elle se concentra sur son bébé pour ne pas perdre pied sous le flot d'énergie qui l'engloutissait. Enfin, le bouillonnement qui l'avait étourdie se calma, tandis que sa lumière s'atténuait sans pour autant disparaître totalement. Dans chaque parcelle de son corps, elle ressentait la fureur de son incroyable pouvoir palpiter. Serrant sa fille encore plus fort contre elle, elle se raccrocha de toutes ses forces à ce qui faisait d'elle une simple femme…

Un seul restait et Hang l'avait décidé, cet ultime ennemi serait pour lui. Sous le regard des rares rescapés de cette épouvantable boucherie, le combat qui les opposait s'éternisait. Le Hagan l'aurait considéré comme un valeureux adversaire si le guerrier de Césarus avait été un être normal. Grand, large et musclé, des traits dynamiques, il possédait une technique brillante doublée d'une puissance colossale, mais, au centre de son visage, deux yeux vides, dénués de conscience, démentaient qu'il fut toujours un homme. Apparemment grièvement blessé, il n'en manifestait pas moins une résistance farouche. Exténué, Hang puisait dans ses ultimes ressources et son inflexible volonté l'énergie nécessaire à le contrer sans parvenir à l'abattre. Pourtant, il suffit d'un pied heurtant un rocher enfoui sous le sable déséquilibrant fugitivement le soldat, pour que, ses dernières forces unies, Hang s'engouffrât dans la faille défensive de son ennemi et, d'un geste, un seul, la hache pénétra par le crâne, puis fendit la face et enfin le buste en deux parties qui s'effondrèrent sur le sol dans un bruit sourd. Le combat venait de s'achever.

Au même instant, à Niankor, Aila poussa un épouvantable hurlement. Recroquevillée sur elle-même, la respiration haletante, elle suffoquait avec l'impression d'avoir été coupée en deux. Sa poitrine la brûlait de mille feux et la souffrance qui rayonnait dans son corps était physiquement insupportable. Incapable de les retenir, de grosses larmes roulèrent sur ses joues blêmes.

Glacé d'effroi, Pardon arrêta son cheval. Autour de lui, il écouta les échos de la forêt et, sans réfléchir, porta la main à son pendentif. Deux cris avaient résonné cette nuit à ses oreilles. À moins que ce ne fût dans sa tête… L'un avait accéléré les battements de son cœur, comme si, uni à un autre, il venait de naître une seconde fois, puis le suivant l'avait pétrifié, tandis qu'une intense et fugace douleur le traversait. La folie le guettait-elle ? À d'autres moments de son existence, il avait ressenti l'impression d'entendre la voix d'Aila ou de percevoir sa présence. Une fois, alors qu'il souhaitait en finir, elle lui avait insufflé l'envie de vivre malgré tout. Mais c'était si longtemps auparavant… Pourquoi avait-il voulu mourir déjà ? Il ne s'en souvenait plus. Et puis, était-ce vraiment elle ou le fruit de son imagination ? Perturbé, il secoua la tête. Sa mémoire lui jouait des tours, tout se mélangeait dans son esprit et il ne distinguait plus que des images floues ou des réminiscences imprécises. Sa fatigue extrême expliquait probablement ses absences à répétition, il n'avait guère dormi ces dernières heures. Et puis, de toute façon, quelle importance, puisqu'il avait renoncé à elle ! Elle ne serait jamais pour lui, car il n'était qu'un homme éprouvé par le destin ; il venait d'échouer à lever la malédiction qui les empêcherait à jamais d'être réunis. À moins qu'il se fût leurré une nouvelle fois et que, quoiqu'il advînt, elle fut destinée à un autre. À Hang, par exemple. Le Hagan était parti la rejoindre parce qu'elle l'avait appelé et il l'avait regardé s'en aller, le cœur brisé. Mais pourquoi, tout d'un coup, tous ces souvenirs décousus affluaient-ils dans sa tête ? Décidé à les chasser, il s'obligea à dissiper progressivement la tension qui régnait dans son corps, tandis qu'un souffle intérieur lui intimait la nécessité de retourner auprès de Sérain. Pardon se répéta qu'il avait juste échoué dans sa mission et qu'il ne devait plus quitter le pendentif qu'il portait autour du cou. Pourtant, il ne bougea pas, à l'écoute de la forêt de laquelle seul le silence ponctué des cris de quelques oiseaux nocturnes lui parvenait. Résigné, il talonna son cheval et reprit le périple qui le ramenait en Wallanie. Parfois, la raison dictait de renoncer aux rêves inaccessibles…
Dans l'aube naissante, Alsone s'approcha de lui. Épuisé, sa respiration encore saccadée par l'effort, Hang finit par relâcher la pression de sa main sur sa hache. Dans un bruit mat, son arme glissa vers le sable et s'y allongea, aux côtés du corps tranché par le milieu. Les yeux fixés sur le cadavre, le Hagan se sentait vidé de toute substance. Quand son regard hagard balaya la plage jonchée de morts, ses premiers regrets pointèrent. Ce carnage inutile aurait dû être évité et, pourtant, de toute évidence, Césarus recommencerait jusqu'à sa victoire… Et puis avait vibré ce cri, cri qui résonnait toujours dans sa tête et qui s'était élevé au moment même où il achevait son dernier ennemi. Pauvre homme… Il n'aurait pas dû le tuer, mais le sauver… Hang n'était pas sûr que les pensées qui venaient de traverser son esprit fussent les siennes, mais, en dépit d'une origine incertaine, cette conclusion lui paraissait évidente. Son cœur s'effrita de souffrance. Tous ces morts pour rien… Comment pouvait-on en arriver là ?
— Heureusement que nous sommes accourus à ton secours, mon exceptionnel champion…, minauda la reine à demi moqueuse, dont les doigts minces, telle une araignée agile, grimpèrent le long du bras vigoureux du combattant.
Levant ses yeux vers lui, elle croisa le regard de Hang, encore plus sombre qu'à l'accoutumée, infiniment plus grave, presque malheureux. Son sourire ironique disparut et elle choisit de se taire.
— Je crois que tu vas devoir te passer de moi, Alsone. J'ai besoin de prendre l'air, articula-t-il péniblement.
Elle l'observa un moment, puis s'écarta.
— À plus tard, alors, lui dit-elle. Je t'attendrai.
Hang hocha vaguement la tête. Parvenu à son cheval, il monta dessus, puis s'éloigna.
Alarmée, Loulane se pressait auprès d'Aila, incapable d'émettre le moindre mot. Toujours repliée sur elle-même, la jeune mère souffrait le martyre, tétanisée par l'atroce douleur qui ne s'estompait pas… Nestor, complètement affolé, appelait derrière la porte jusqu'au moment où, n'y tenant plus, il se décida à entrer. Là, il découvrit sa protégée, son visage livide ravagé de larmes, enroulée autour de son enfant. Renforçant son apparence diaphane, sa chemise blanche la faisait paraître encore plus fragile. Son regard inquiet se tourna vers Loulane qui haussa les épaules en signe d'impuissance.
— Je ne sais pas, indiqua-t-elle à l'intention de Nestor, tout se passait parfaitement jusqu'à ce qu'elle se mette à hurler…
Quand enfin la douleur reflua, Aila tenta de comprendre ce qui venait de lui arriver. Après avoir donné la vie, quelle idée de terminer en miettes avec le goût de la mort dans la bouche et l'impression d'avoir été tranchée en deux !
— Ça ira, Nestor, murmura-t-elle d'une voix faible, ce n'est pas l'accouchement. C'est… c'est autre chose.
Il fronça les sourcils, visiblement préoccupé.
— Bon, alors, je peux vous quitter maintenant, demanda-t-il, cherchant du regard l'assurance que tout était rentré dans l'ordre.
Avant de tourner le dos, il jeta un coup d'œil au bébé.
— Par les fées, qu'il est mignon, ce petit… ! ajouta-t-il avec un léger sourire avant de sortir.

Désireux de s'éloigner du champ de bataille, Hang se dirigea vers la crique suivante et, là, une fois sur le sable, lançant son cheval au grand galop, il pénétra dans la mer. Quand sa monture ralentit, freinée par le flot, il l'amena à faire demi-tour avant de se laisser glisser dans l'eau salée. Couvert du sang de ses ennemis, il n'aspirait qu'au flux et au reflux en espérant qu'ils parviendraient à effacer le souvenir de cette nuit. Aila…

Peu à peu, les couleurs revenaient sur le visage d'Aila, mais la trace de la souffrance ressentie persistait comme une blessure à vif dans ses chairs, au point d'en imaginer l'arme qui l'avait découpée : une hache… Hang ! Était-il sain et sauf ? Lançant brièvement son esprit vers lui, elle le perçut en vie, mais tout aussi dévasté qu'elle. Un événement particulier venait de les lier tous les deux sans qu'elle en comprît réellement la nature. Demain sans doute irait-elle le voir. Cependant, elle lui faisait confiance, il surmonterait cette épreuve. Et puis, pour l'instant, entre ses bras, un être requérait toute son attention, un être dont le regard la dévorait, exactement comme l'aurait fait celui de Pardon… D'un geste peu assuré, elle entrouvrit sa chemise et approcha son sein de la bouche de sa fille. L'enfant n'hésita pas et, s'en emparant, commençant à téter avec avidité et application. Perdue dans sa contemplation, la voix de Loulane lui rappela la présence de l'accoucheuse.
— C'est une bien jolie demoiselle. Je suis certaine qu'elle sera aussi extraordinaire que sa maman…
Aila lui sourit.
— Je préférerais pour elle une existence plus calme que la mienne…
— Tiens donc ! Quelle idée ! Vous voulez qu'elle s'ennuie, cette petite ! Il vaut mieux une bien remplie, même trop, qu'une toute vide, croyez-moi !
Maintenant rassérénée, la jeune mère prit le temps d'observer la vieille femme avec attention, se demandant l'âge qu'elle pouvait avoir. Son visage presque dénué de rides lui offrait un aspect juvénile que démentaient les fils gris de sa chevelure.
— Et puis, poursuivit Loulane, particulièrement émue, une deuxième chamane guerrière ne peut être que bénéfique à notre monde. Tous les Hagans savent ce que Topéca a apporté à leur vie…
Aila émit un petit rire moqueur.
— C'est vrai ! Je vous ai obligés à quitter vos montagnes pour aller vous battre dans une contrée inconnue, loin au nord ! Et, pour couronner le tout, mes pouvoirs chamans ont disparu, ajouta-t-elle avec tristesse.
— Comment peut-on perdre ce qui est en soi ? Vous n'êtes quand même pas si grande que ça, grande au point de ne pas les retrouver en vous-même ! Et puis, bientôt, quand nous en aurons fini avec l'empereur de Tancral, nous retournerons tous en pays Hagan. Seulement, nous aurons appris à vivre en paix avec d'autres peuples. Finalement, ce n'est pas si mal de sortir de chez soi de temps en temps, conclut la femme hagane en souriant.
— Vous possédez une véritable sagesse.
— Quand vous aurez donné la vie à autant d'enfants que moi et que vous les aurez vus pousser, vous saurez que l'important est d'avoir à manger, à boire, de ne pas mourir de froid et de s'épanouir dans l'amour ! Bon, maintenant que tout est rentré dans l'ordre, je vais vous laisser vous reposer.
Loulane ramassa ses affaires, puis jeta un regard bienveillant vers la nouvelle maman avant de la saluer. L'esprit d'Aila se précipita dans celui de l'accoucheuse alors que la femme ouvrait la porte.
— Elle est à vous, sa fièvre est tombée. À bientôt, Nestor.
— Fièvre ? Au… au revoir, Loulane, répondit-il, passablement interloqué.
Il referma le battant derrière elle et s'approcha d'Aila.
— Mais pourquoi a-t-elle parlé de fièvre ?
— Parce que j'ai effacé de sa mémoire le souvenir de la naissance de mon enfant.
— Vous avez fait quoi ? Mais pourquoi ?
— Parce que tous ceux qui savent mettent mon bébé en danger.
Il blêmit aussitôt.
— Et vous… vous allez faire pareil avec moi ?
— Quand je partirai, oui, mais pas avant. Par ma faute, je ne voudrais pas que vous finissiez comme votre jardin, carbonisé par une sorcière. Une fois la paix revenue, ma fille ne craindra plus rien, et je pourrai vous rendre tout ce que je vous aurai enlevé, je vous le promets. Est-ce que vous comprenez mes raisons, Nestor ? demanda-t-elle, suppliante.
— Oublier cet événement extraordinaire de mon existence m'attriste beaucoup, mais, bon, puisque cet état ne sera que temporaire, j'y survivrai bien. Et puis, pour protéger des vies, la mienne et celle de ce petit être, je ne peux qu'accepter…
Aila sentit son cœur s'alléger, malgré l'image de Pardon qui ne cessait de la hanter. Jamais il ne pourrait lui pardonner une telle tromperie. Si seulement elle avait trouvé le moyen d'agir autrement…
— Alors personne ne sera au courant ?
— Moins je vous en dirai, mieux ce sera…
Nestor hocha gravement la tête.
— Revenons au roi ou à la reine de la journée. Tant que vous êtes là, je peux en profiter. Présentez-moi notre merveille.
Aila écarta son coude pour lui permettre de regarder le bébé endormi contre elle.
— C'est une petite fille, elle s'appelle Naaly.
— Par les fées, qu'elle est belle ! Tout comme sa maman…
— Voulez-vous la prendre ?
— Moi, absolument pas ! Je ne saurai pas faire !
— Tenez, je vais vous montrer.
Plaçant les bras de Nestor l'un contre l'autre, resserrés contre son buste, elle y déposa le nourrisson. Rayonnant de bonheur, son hôte n'osait plus bouger.
— Je crois que, finalement, j'aurais bien aimé avoir des enfants…
— Il n'est peut-être pas trop tard…
— Trop tard pour les faire, non, mais pour les élever, sûrement. Je suis trop vieux pour un si petit. Mais, comme je vous l'ai proposé, je peux devenir grand-père ! Avez-vous tout ce qu'il vous faut de chaque côté ?
Aila sourit. Elle appréciait tant cet optimiste inébranlable chez Nestor au point qu'elle l'enviait presque de voir la vie de façon aussi simple et belle.
— De mon côté, c'est déjà suffisamment compliqué…
— Et du côté du papa ?
Un silence éloquent accueillit sa demande, il leva les yeux vers Aila.
— Ai-je dit une bêtise ?
— Non, Nestor, aucunement. Nos parents à l'un et l'autre n'ont pas brillé dans leur fonction de père…
Son ami opina lentement, puis changea rapidement de sujet. Malgré tout, même s'il ne posa point la question qui lui brûlait les lèvres, elle décela une lueur de curiosité dans son regard, une petite lueur qui s'interrogeait sur l'homme qui était parvenu à séduire sa dame. Et peut-être aussi un soupçon de réprobation, comment pouvait-il être absent un jour comme celui-là ? Pauvre Pardon, quel rôle lui faisait-elle involontairement endosser ?
— Au père, également, vous avez effacé la mémoire ? s'enquit-il l'air de rien.
Sidérée par la remarque, elle ouvrit la bouche sans rien répondre.
— Ce n'est pas bien de priver un père de son enfant… je n'aurais pas apprécié.
— J'en suis cruellement consciente, croyez-moi, Nestor, mais ainsi je protège son existence. Celle qui nous menace a failli le tuer cette nuit, je suis arrivée juste à temps pour le sauver de ses griffes…
— Ah… J'avais presque oublié à quel point votre vie était compliquée. Alors, vous avez eu raison. Et puis, qui sait, peut-être un jour vous retrouverez-vous…
Aila ne répondit pas, mais, par les fées, qu'elle aurait aimé que ce jour fût déjà venu ! Elle reprit doucement sa petite fille et Nestor sortit sur la pointe des pieds, les laissant en tête à tête. Ces deux-là, c'était certain, avaient plein de choses à se dire.


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