L'univers de la saga d'Aila de Catherine Boullery 📘 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


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Note : 4.6 / 5 avec 281  critiques

Fantasy - L'univers de la saga d'Aila - Catherine Boullery - Achetez ses œuvres

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Romans de fantasy

Tome ➀ - Aila et la Magie des Fées Tome ➁ - La Tribu Libre Tome ➂ - L'Oracle de Tennesse Tome ➃ - La Dame Blanche Tome ➄ - La Porte des Temps Tome ➅ - Une Vie, voire Deux Tome ➆ - Un Éternel Recommencement Tome ➇ - L'Ultime Renoncement ➀ à ➃ - La Première Époque ➄ à ➇ - La Deuxième Époque Tous les tomes de la saga de fantasy La romancière Catherine Boullery #fantasy

Blog de l'auteure de fantasy

17 Juin 2017Voici un blog qui a oublié d'exister pendant plus d'une année parce qu'à certains moments de la vie il devient impossible de mener autant de vies en parallèle et il est devenu la victime de cet excès. J'ignore dans quelle mesure je parviendrai à inverser la tendance, mais je vais y songer. Alors quelles sont les nouvelles, fraîches ou pas du tout ?
♥ La plus urgente : une promotion sur le tome I de la saga, version numérique à 2,99 euros sur UPblisher ou Amazon jusqu'au 3 juillet. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus émoustillante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 25 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017

♥ La plus émouvante, comme l'écho de mon histoire personnelle ou quand la fiction devient le reflet de la réalité : sortie du tome VI, « Une Vie, voire Deux », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac. Presque 167 000 mots et toujours autant à raconter !

Une Vie, voire Deux : couverture
Une Vie, voire Deux : couverture

♥ La plus rassurante : tome VII « Un Éternel Recommencement » écrit et bientôt en relecture et tome III « L'Ultime Renoncement » commencé. L'achèvement de la saga en 2018 ? Probable…
Belle journée à tous.

4 JuinN'oubliez pas ! Salon du livre le 12 juin 2016 à Sartrouville, parc du dispensaire, dans le gymnase.

Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016
Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016

Belle journée à tous.

25 maiComme le disait le lapin dans Alice au pays des merveilles : « Je suis en retard, en retard » ! Glup, je crois qu'à mon niveau, ce n'est même plus du retard, mais de l'abandon… Mille excuses.
Alors, quelles sont les nouvelles ?
♥ La plus urgente : une nouvelle promotion sur le tome I de la saga, version numérique gratuite sur Amazon jusqu'au 28 mai. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus importante : sortie du tome V, « La Porte des Temps », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac et iTunes. Plus de 172 000 mots, le plus gros volet de la saga d'Aila et, je l'espère, un pur moment de bonheur de lecture.

La Porte des Temps : couverture
La Porte des Temps : couverture

♥ La plus émouvante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 12 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016

Belle journée à tous.

30 Janvier 2016 Certains disent que nous pouvons souhaiter la bonne année tout le mois de janvier. Pour ma part, je crois que j'ai atteint la limite acceptable ! Alors, puisque les jours de ce mois sont comptés, je ne le laisserai pas s'achever sans vous avoir souhaité une merveilleuse année 2016. Sachez vous préserver de la bêtise humaine, entourez-vous de personnes qui vous ressemblent ou vous apportent des aventures fabuleuses à vivre. Chassez de vos cœurs les pensées sombres qui vous étouffent et tournez-vous vers la lumière pour vous réchauffer et vous illuminer autant de l'extérieur que de l'intérieur. Soyez vous avec les autres pour vivre pleinement les 366 jours de cette année 2016 (euh… un peu moins maintenant, je l'avoue). Beaucoup de bonheur à tous, une santé de fer et de la légèreté !
La saga d'Aila, vous en rêviez ? C'est le moment ou jamais de vous offrir le tome 1 à 0,99 euro sur Amazon, en numérique. Profitez-en ! Il ne reste que plus que deux jours !
Les relectures se suivent et… Puis-je vraiment dire qu'elles se ressemblent ? Elles gardent le même objectif, un re-travail du style pour le rendre encore plus fluide et, donc, agréable à lire, l'affinage des derniers détails pour effacer jusqu'à la plus petite incohérence, tandis que mon esprit se projette déjà dans l'écriture de la suite. Malheureusement, et c'est le problème de mon existence actuelle, comme je veux tout tester, j'en arrive à mener de front trop d'activités en parallèle et je n'y parviens plus… Surtout que mon perfectionnisme m'amène à passer beaucoup de temps sur chacune. Je ne veux pas me retourner un jour sur moi en me disant que j'aurais bâclé mon travail, ni pour l'une ni pour l'autre. Je me dévoue à chacune avec la même passion, la même intégrité, le même amour. De nouvelles questions se poseront pour la prochaine rentrée. Attendons le mois de juin pour décider !
En tout cas, la parution de « La Porte des Temps » approche ! Fin février, début mars. Je vous tiens au courant.
Cette relecture m'a définitivement montré que je ne pouvais pas m'arrêter brusquement au tome 7. Naturellement, je savais déjà qu'un huitième existerait, mais je me disais que je pourrais l'écrire plus tard et, là, je sais que ce n'est plus possible ! Donc, ce sera huit tomes. En revanche, je ne sais pas ce que je vais mettre comme titre et, étrangement, c'est ce qui m'ennuie le plus ! Avez-vous une idée ? :)

Bonne année 2016
Bonne année 2016

20 décembre Quelques bonnes nouvelles :
- relecture du tome V reprise ;
- ma modeste page auteur Facebook dont le nombre de "J'aime" augmente petit à petit ;
- la parution du tome I « Impulsion » du roman « Le cercle des élus », en coécriture avec Sg Horizons, Elena Guimard et Olivier Karven ;
- et un nouveau commentaire sur Aila et la Magie des Fées :
« Magique !! *.*Tellement de mots pour décrire cet univers : magique, envoûtant, fantastique, extraordinaire, féérique, captivant… Je dis bravo à l'auteure pour son imagination exceptionnelle et j'attends la suite !! »

Tout savoir sur « Impulsion » et « Le cercle des élus »
« Quatre auteurs, quatre approches de la fantasy qui s’entrecroisent pour raconter les aventures d'autant de personnages dont les destinées, poussées par des forces obscures, basculeront. Un concept inédit pour une fresque épique. »

Tome I du Cercle des élus : Impulsion
Tome I du Cercle des élus : Impulsion

Résumé : La vie en pleine forêt, entourée de son père et des autres bûcherons convient parfaitement à Imara (Sg Horizons). Jeune femme libre et forte vivant dans un univers d'hommes, son esprit de combattante comptera lorsque parvenue à la cité, elle devra faire face au danger.
Dans les ruelles colorées de la cité, Alyrus (Elena Guimard) se faufile enveloppé d'un voile d'invisibilité afin de ne pas effrayer ses sujets. L'odeur du sang remonte à ses narines et lui ouvre l'appétit, mais ce soir, il n'est pas là pour ça, autre chose l'a attiré loin du palais et il ne doit pas se laisser déconcentrer.
Eogan (Olivier Karven) se hâte pour assister à l’intronisation de son père, bienfaiteur de Maslir, qui va enfin recevoir l’hommage de ses pairs après une vie passée à améliorer la vie de ses concitoyens. Pourtant, rien ne se passera comme prévu : de terribles chocs bouleverseront la vie du jeune homme à jamais, l’obligeant à prendre des décisions sans retour.
Sous les agitations perpétuelles du Malstrom qui surplombe la Citadelle, Saphie (Catherine Boullery) aimerait rêver… Pourtant, le Guide Suprême répétant sans cesse que tous ses enfants doivent lui être dévoués, elle replonge dans les enluminures qui peuplent sa vie de copiste et un quotidien aussi terne que réglé. Jusqu’au jour où un maître de la Guilde vient la chercher…
Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

5 décembre Quelques mots sur la chronique d'une mort annoncée ! Celle de l'écrivain… Pari non tenu cette année pour parvenir à concilier mes deux métiers. En conclusion : une relecture du tome V à peine entamée. Je suis donc au regret de vous annoncer que la version numérique du tome V ne paraîtra donc pas en décembre, malgré l'habitude prise depuis 2012. Mille excuses à tous. En revanche, parce qu'il faut bien un côté positif, mon projet d'écriture à plusieurs devrait voir le jour bientôt. Je vous tiens au courant ! Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici quelques commentaires qui font plaisir, après un calme olympien pendant quelque temps.
Sur Aila et la Magie des Fées :
« Magnifique lecture ! "Aila et la Magie des Fées" est la magnifique histoire d'une jeune fille pas comme les autres…
J'ai découvert avec ce roman, le premier de la série, la superbe plume de Catherine Boullery : une écriture ciselée, soucieuse du détail, une analyse fouillée des sentiments, une plongée au plus profond des émotions des personnages…
Aila est une jeune fille exceptionnelle qui arrive à transformer ses souffrances en source d'admiration et joie pour les autres, ses épreuves en autant de défis à relever, ses regrets en autant d'amour à donner aux autres… Une lecture pleine d'enseignements…
C'est une série pour tous les âges et même ceux qui ne lisent pas ce genre de littérature seront conquis par le talent de l'auteure qui arrive à nous donner l'envie d'accompagner Aila sur son chemin.
 »
« Formidable ! C'est un vrai moment d'évasion que nous offre ce livre !
N'hésitez pas! Moi je file directement lire le tome 2.
Merci Catherine Boullery.
 »
Sur La Dame Blanche :
« toujours aussi captivant ! On est heureux de retrouver à nouveau Aila ! Action, réflexion, suspens, un ensemble très complet qui m'a une fois de plus séduite !
Bravo !
 »
Bon week-end à tous.

11 septembre Où en est l'écrivain ? Eh bien, c'est une catastrophe, nulle part… Je ne fais que travailler, mais absolument plus sur l'écriture. Je le regrette, mais je finirai tôt ou tard par sortir le nez de l'eau et faire renaître l'auteur derrière le professeur !

Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire
Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire

Que faites-vous le 4 octobre ? Rien, super ! Passez donc à la fête des vendanges ! Avec mon compagnon de barnum et illustrateur, Alain Berry, nous aurons à cœur de vous accueillir de 10 h à 18 h, dans le parc du dispensaire de Sartrouville.
Bon week-end à tous.

28 Août Deux métiers et, quand l'un prend le pas sur l'autre à cette période, l'écrivain disparaît totalement derrière l'enseignant. Ce moment se négocie toujours de façon un peu délicate pour moi, car il m'oblige à faire un choix raisonné entre différentes options : je retrouve mes élèves dans quelques jours et mon nouveau programme doit être au clair dans ma tête alors que je peux repousser la relecture du tome V… Ne parlons même pas de l'écriture du tome VI ! Il m'arrive parfois d'envier ceux qui rentrent chez eux sans ramener du travail entre leurs murs, leur tête probablement plus libre que la mienne. De plus, la rentrée représente un moment chronophage et énergivore, même si lui est associé le plaisir de retrouver collègues et anciens élèves, de travailler avec eux pour, une nouvelle fois à la fin de l'année, ressentir la tristesse de les quitter… Un éternel recommencement, mais ça, c'est le titre du futur tome VII !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

Nouvelle opération relayée par L'invasion des Grenouilles dont j'avais déjà parlé sur mon blog le 11 juillet dernier et sur ma page Facebook. Toutes ces initiatives sont vraiment indispensables pour promouvoir la lecture et la découverte éventuelle de nouveaux auteurs. En plus, dans ce domaine SFFFH, toujours dominé par les Anglo-saxons, un zeste de francophonie ne peut nuire. Alors, j'y participe ? Bien sûr ! Et la saga d'Aila avec UPblisher également !
Dernier week-end pour profiter de l'offre Ray's day sur UPblisher : rendez-vous sur la page du tome I ,Aila et la Magie des Fées et utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon week-end.

23 AoûtPour commencer, une petite anecdote sympathique, le genre à vous redonner le moral quand il vous abandonne. Message de la médiathèque de Sartrouville :
« Bonjour,
Vous nous avez gentiment offert les 3 premiers tomes de votre série fantastique 'La saga d'Aila'. Vos livres ont beaucoup de succès et les lecteurs réclament la suite.
Est-il possible d'avoir le tome 4 pour compléter la série ? Malheureusement, chez notre fournisseur […] vos livres n'existent pas, et nous sommes obligés de passer par leur site pour nos commandes.
 »
Comment résister à une telle demande ? De toute façon, je m'étais déjà mise d'accord avec la directrice de la médiathèque pour l'apporter. En conclusion : le tome IV peut dorénavant être emprunté.

Opération Ray's day
Opération Ray's day

Super opération Ray's Day #RaysDay chez UPblisher dont vous pouvez profiter jusqu'au 30 août. Il vous suffit de vous rendre sur la page du tome I, Aila et la Magie des Fées et d'utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon dimanche.

17 AoûtC'est fait ! J'ai repris la mauvaise habitude de ne mettre des nouvelles que lorsque j'en ai le temps, c'est-à-dire pas souvent… À ma décharge, j'ai pris quelques vacances bien méritées à la montagne ! Que j'aime ces paysages magnifiques, ces lacs miroitants, ces espaces tellement ouverts que plus rien ne peut retenir mon esprit qui s'envole par delà l'horizon. Bien sûr, ils se méritent, de 550 à 950 m de dénivelé et jusqu'à quinze kilomètres pour les plus longues balades. De quoi bien dormir la nuit après une journée d'effort, la tête emplie de beaux souvenirs et le cœur léger et heureux. Ne pas penser que j'attendrai un an pour y retourner. Ne garder que le meilleur, à l'image du bonheur vécu…
Mes différents projets avancent. J'ai fini ma partie pour mon projet à plusieurs écrivains. J'aurais voulu y passer un peu moins de temps, mais la perfectionniste que je suis ne se refera pas. Cependant, à un moment, il faut se dire que le maximum a été donné et passer à autre chose. Extrait : « Dans l’immense pièce sombre, uniquement éclairée par la lumière de hautes chandelles et de bougies individuelles, la disciple Saphie, au milieu de tous les autres, s’appliquait à sa tâche quotidienne. De la pointe de sa plume trempée dans l’encre, elle calligraphiait ses lettres avec un art consommé dans de grands livres qui rejoignaient les rayonnages de la bibliothèque des maîtres de la Guilde, une fois leur dernière page remplie. Cette activité aurait pu lui paraître rébarbative, mais tel n’était pas le cas, car Saphie appréciait son existence calme et réglée ainsi que l’ambiance feutrée de la salle d’écriture. Elle adorait particulièrement le crissement de sa plume sur le vélin rêche et les arabesques régulières auxquelles sa main donnait vie en les traçant, noir sur blanc, avec une indubitable adresse. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, car, le Guide Suprême le répétait inlassablement, un disciple ne devait pas être orgueilleux, mais, quelquefois, elle se reculait légèrement pour admirer la beauté de son travail. Peut-être n’était-elle que copiste, mais, en ce domaine, elle excellait. »
J'ai poursuivi le tome VI, mais mon avancée a été pour le moins laborieuse… En effet, il m'a fallu reprendre les premiers chapitres écrits et les remettre en cohérence avec la fin du tome V, tant dans la chronologie que dans la logique des événements, et, pour dire les choses clairement, ça m'a pris un temps fou pour, enfin, me satisfaire approximativement des deux premiers chapitres (trente-cinq pages environ et plus de 27 000 mots), surtout qu'en parallèle, j'ai effectué de nombreuses recherches : forteresse (dimension et constitution), mer intérieure, topographie, et, principalement, mis au clair les âges des personnages et les étapes clés de leur existence… Tout me paraît bien ordonné à présent, mais la raison me dit que je dois abandonner son écriture pour passer à la relecture du tome V et à la préparation du nouveau programme que j'enseigne cette année. Mon cœur lui me dit autre chose et cette décision rationnelle pèse sur mes épaules plus que je ne le voudrais. Tant pis. En conclusion, me voici en alternance sur la correction du tome V et la spécialité de TS !
P.-S. : je crois qu'il va m'être difficile d'abandonner totalement le tome VI, finalement…
Bientôt de nouveaux papillons dans la catégorie français, dont un magnifique Morio qui a posé pour moi, ses ailes grandes ouvertes, avec une patience d'ange. Enfin, ça ne s'est pas tout à fait passé ainsi, mais je rends l'histoire plus belle. À très bientôt.

23 JuilletVoici une semaine, jour pour jour, que j'ai écrit les mots de la fin du tome V et, naturellement, ressenti le plaisir indicible de celle qui a atteint son objectif. Quel bonheur profond et intense ! Quelle jubilation ! Quelle irremplaçable satisfaction, de celle qui te murmure à l'oreille : « Tu l'as fait ! », de celle qui te démontre que la joie de l'écriture reste inscrite dans tes gènes, que tu es capable de pianoter sur ton clavier sept à huit heures par jour et de terminer sur un petit nuage tant l'acte t'emporte, d'être parvenue à aller de ton point A jusqu'à ton point B sans même te perdre, une capacité à construire intacte, une imagination totalement déchaînée. Mots, je vous aime !
En revanche, je n'ai vraiment terminé les deux derniers chapitres que deux jours plus tard… Héhé, je triche ! En effet, si tous les éléments principaux étaient en place jusqu'au point final temporaire, il manquait quelques articulations du récit pour renforcer leur succession et la cohérence de l'histoire. Je pense d'ailleurs que je renforcerai encore, lors de la relecture, quelques descriptions sur lesquelles je suis passée un peu trop rapidement. Voici donc un nouveau volet de la saga de plus de 176 000 mots, le plus volumineux de tous, mais qui devrait s'amincir un peu lorsque je le retravaillerai, car le début que j'ai écrit en plusieurs fois nécessite d'éliminer quelques paragraphes redondants.
Alors que faire quand se termine un premier projet ? Laissez-moi réfléchir, j'hésite… Embrayer sur le tome VI ? Voici une excellente idée ! Comment ai-je pu ne pas y penser toute seule ? Plus d'un chapitre et demi déjà d'écrit ! Allez, je vais être complètement honnête, je triche, car je dispose d'une petite centaine de pages rédigées. Malheureusement, comme j'ai précisé la fin du tome V, je ne peux pas les reprendre telles quelles. En parallèle, j'avance sur mon projet à plusieurs auteurs, quatre pages de plus à mon actif et une fin qui s'approche. Fantastique !
Bon, c'est pas le tout, il faut que je retourne écrire. Belle journée.

11 JuilletQuelle semaine ! Ne pas perdre les bonnes habitudes ! Rangement et photocopies au lycée dans l'objectif de la prochaine rentrée (pas loin de sept heures de boulot cette semaine, mine de rien !), une super randonnée d'une vingtaine de kilomètres dans la forêt de Saint-Germain entre copines et, trop bien, la fin du chapitre seize (17 pages…), déjà plus de sept pages écrites sur le chapitre dix-sept avec, enfin, une idée clé qui me convient parfaitement et du grain à moudre par mon moulin (!) imaginaire.
Un premier retour du Salon du livre : « Bonjour, je vous écris suite à ma lecture du tome 1 d'Aila et la Magie des Fées pour vous dire que j'ai beaucoup aimé votre manière d'écrire ainsi que l'histoire : de la magie, des aventures… tous les ingrédients pour un bon roman. Tellement prenant que j'ai d'ores et déjà commandé les autres tomes !
Encore bravo.
 » Contente ! :)
Date à noter dans vos annales, opération « ‎Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition - », piquée aux Québécois dixit Maxime, relayée par L'Invasion des Grenouilles. Pensez-y !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

4 JuilletPour résoudre tous mes problèmes, je me suis décidée à éliminer les activités satellites les unes après les autres pour parvenir à me concentrer sur l'essentiel. Je n'y suis pas encore totalement parvenue, mais, petit à petit, je m'en rapproche. Je garde le cap !
En plus, vous comprenez, j'essaie de prendre le temps de vivre un peu et de ne pas faire que travailler. En conclusion, hier, deux magnifiques balades, la première à Giverny et ce plaisir intense à parcourir les jardins de Claude Monet, malgré la chaleur torride ! Puis, en revenant vers la maison, une visite imprévue, celle du château de la Roche-Guyon, situé dans une boucle de la Seine, accolé à une blanche falaise. Je me suis littéralement enthousiasmée pour ce lieu, dont l'architecture jouait au grand écart entre des parties plus anciennes et plus récentes et qui offrait un exceptionnel panorama sur cette vallée de l'Île-de-France. D'indéniables atouts : la surprenante découverte d'un pigeonnier constitué par un ensemble de niches creusées à même la paroi, la traversée de la roche crayeuse grâce à d'impressionnants escaliers taillés dans la falaise, l'arrivée au donjon surplombant le château, les jardins et les rives de la Seine. Deux regrets cependant, j'ai manqué les écuries, pourtant réputées, et n'ai pas poussé jusqu'au jardin et aux bords de Seine, il faisait trop, trop chaud. En conclusion, j'y retournerai et, si vous disposez d'un moment, n'hésitez pas !

La Roche-Guyon
La Roche-Guyon

Dans les bonnes nouvelles, j'ai commencé à résoudre le problème de chronologie de mon tome V. En attendant cette évolution positive, je ne suis pas restée sans écrire puisque j'ai rédigé quelques passages qui ne nécessitaient pas de construction préalable. En conclusion, je suis sur la bonne voie !
De nouveaux commentaires sur UPblisher :
- « Un univers fantastique !
On plonge dans un monde magique où se mêlent entre autres héros, fées, chamans, rois et reines, le bien et le mal. Tous les ingrédients d'une belle aventure ! J'adoré les tomes I, II, et III
Je me suis tout de suite attachée au personnage d'Aila, avec ses doutes, sa force, mais aussi son grand courage et sa détermination, et ce, malgré sa jeunesse. Au fil des tomes, l'histoire se densifie, de rebondissement en rebondissement, le suspense devient vraiment prenant, on veut absolument savoir la suite !
Les personnages secondaires qui gravitent autour l’héroïne sont tout aussi attachants, chacun avec leur caractère, leur mystère et ajoutent au piment de l'histoire. Il y a des côtés sombres, graves, mais aussi de l'humour, bref une bonne lecture que je recommande. Je viens de recevoir le tome IV et je l'emporte en vacances en me délectant par avance !
 »
Les trois autres, écrits par la même personne, sur les tomes I, III et IV sont plus lapidaires, mais terriblement efficaces ! - « Vous ne pourrez plus vous en passer !!!! »
- « Tous aussi réussis ! »
- « Toujours un grand moment de pur bonheur… ! »
Voici une belle façon de terminer une semaine et de commencer un week-end.
Belle journée.

26 juinBouh !!!!!!! J'en ai trop à faire, dans des directions complètement opposées et dois parvenir à gérer mes priorités… Je passe mon temps à alterner les activités : retravailler mes photos, réfléchir à mon nouveau programme, écrire pour le tome V ou pour le projet à quatre. Finalement, j'ai l'impression de ne rien faire correctement, d'être en décalage permanent, de me disperser en fait. Surtout qu'à côté de toutes ces activités, il y a bien d'autres, les obligations (surveillances, préparation de la prochaine rentrée) et les plaisirs (sortir, courir, danser, dormir !)
Deuxième bouh !!!!!!! J'ai un problème avec mon tome V. Pas celui de la page blanche, non, ce serait plutôt l'inverse… Je vois mon livre grossir à vue d'œil et je me dis que je dois parvenir à condenser les dernières étapes avec la traversée de la Bruçie, puis du Gerek ainsi que la terrible fin temporaire qui attend le lecteur. Donc, avant de me lancer dans la fin du chapitre seize, je dois absolument peaufiner la structure. Je suis même en train d'envisager de changer ma carte initiale et, ça, j'aime pas. Surtout que cette modification ne résoudra pas obligatoirement mon problème, car le Gerek doit rester ce passage par lequel les hommes de Césarus ont foncé sur la Wallanie, seize ans plus tôt. Donc, réfléchir, articuler, construire, puis se remettre à écrire. Si, si, je suis confiante !
Voici l'extrait d'un petit mot que j'ai reçu d'une de mes amies, la seule qui lise les chapitres d'Aila au fur et à mesure qu'ils s'écrivent : « La différence pour moi avec les premiers tomes n'est pas tant l'aventure, que la dimension psychologique des personnages qui s'est renforcée. C'était déjà une caractéristique forte de ton roman dans les 1ers tomes, Aila a toujours eu une fabuleuse capacité d'analyse des relations humaines, des doutes et des moments de vérité qui la rendaient si attachante ; simplement dans cette situation de crise où l'absence de l'héroïne bouleverse tous les codes et tous les gens qui s'étaient installés dans une autre vie confortable, la dimension psychologique devient le ressort de l'aventure, là où elle n'en était avant que le corollaire. Moi ça me plaît beaucoup, on passe du rire aux larmes, l'émotion est toujours là au coin d'une discussion. » C'est trop bien d'avoir une amie qui exprime aussi bien la simplicité apparente des choses ! ♥ ♥ ♥

Ambiance bougie
Ambiance bougie

D'ailleurs, à propos de boulot, je dois replonger dans le travail de photos de théâtre que j'ai réalisées trois mois plus tôt. C'est le plus urgent, car j'en ai pour encore cinq à six heures et certains comédiens de la pièce vont muter. Ce serait mieux pour eux d'avoir ces clichés avant leur départ.
Bon week-end.

21 juinJ'ai trouvé mon programme pour les vacances : écrire, courir et dormir, histoire de récupérer toutes les heures de sommeil qui m'ont échappé !
Pour l'écriture, c'est parti ! Pour mon aventure à plusieurs écrivains, j'ai quasiment terminé le chapitre 2. En revanche, ce qui me dérange s'apparente à quelques hésitations sur la concordance des temps dans la rédaction d'un flashback. Je n'aime pas ce genre d'imperfections, donc j'ai intérêt à étudier en profondeur le sujet avant de la présenter. Je pourrais demander de l'aide à un collègue de français ! Il sera content de récupérer du boulot pour les vacances : devoir de vacances ! Autant passer à l'acte directement c'est fait !
J'ai commencé à relire le chapitre 15 que j'avais lâchement abandonné pendant plusieurs semaines. J'aime bien le début, cette façon de décrire les hésitations de Pardon et les frasques de Naaly. Celle-là va nous réserver encore bien des surprises, c'est certain, mais, enfin, dans ce chapitre, se dénoue une partie de sa colère intérieure. Ce premier suffirait-il pour éteindre le feu qui la dévore ? Conclusion : terminer ce chapitre, puis passer au 16 avec le même élan ! Beau projet, n'est-ce pas ?
Continuer à recevoir des gentils petits mots et en sourire, comme celui de ma filleule : « J'ai reçu La Dame Blanche, la couverture est encore plus belle en vrai ! Je l'ai commencé et j'en suis au moment où Aila devient maman de Naaly :) Tu écris vraiment bien et je suis toujours très fière de montrer tes livres à mes amies et de leur dire " C'est ma Marraine qui l'a écrit ! " » J'ai également une pensée pour ma nièce qui prête mes livres à toutes ses copines, pour mon oncle et ma tante ainsi que leur fille qui m'encouragent en permanence. J'ai été profondément émue de la venue de ces derniers au Salon du livre. Ils étaient les premiers visiteurs de ma famille (bien réduite, il est vrai) à franchir ce pas et je ne les aime que d'autant plus. À eux… ♥ ♥ ♥
Belle semaine.

19 juinBientôt une semaine que le Salon du livre s'est achevé et même pas le temps de vous mettre un petit post avant aujourd'hui ! Il faut dire que les jours s'enchaînent sans me laisser le temps de souffler. Pourtant, une nouvelle fois, cette journée a représenté un moment extraordinaire dans ma vie, un tourbillon par lequel je me suis laissé emporter, un souffle puissant qui m'a abandonnée tout étourdie quand la foule a reflué. Alors, de toute mon âme, je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de faire un détour par mon stand. Leur présence à mes côtés s'associera désormais aux plus beaux souvenirs de ma vie.
Vous souhaitez quelques anecdotes ? Que vous raconter ? Je vais me contenter de l'essentiel.
D'abord, le plaisir de revoir des élèves !
♥ La venue de quelques-uns de mes premières S de cette année, en pleine révision pour le bac de français, m'a beaucoup touchée. Quitter cette classe adorable me paraît encore plus compliqué que celles des autres années et je ressens encore la tristesse de refermer la porte après notre dernière heure de cours (enfin, plutôt, notre ultime goûter…), après la joie de recevoir des chocolats, la bise de la déléguée, une salve d'applaudissements et des remerciements sincères, et de quitter les deux derniers élèves qui s'étaient attardés auprès de moi. Une page qui se referme pour en rouvrir une autre ? Sûrement… Cependant, l'émotion de cet instant reste vive.
♥ Le retour de fidèles de la saga, de plus en plus nombreux, qui reviennent, Salon après Salon, rechercher la suite et partager ce moment avec moi.
♥ La surprise du jour ! Récemment, j'ai été invitée sur LinkedIn par un ancien de mes élèves, carrément étonnée par sa démarche. Naturellement, j'ai accepté et qui vois-je débarquer au Salon ? Ce fameux ancien élève, bien plus grand qu'à l'époque (heureusement pour lui !), un jeune homme à présent. J'ai trouvé sa visite vraiment sympathique, sans oublier le plaisir que j'ai éprouvé à échanger avec lui sur sa vie actuelle.
Ensuite, l'immense gratitude que j'éprouve pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, reviennent sans faille pour m'accompagner et m'encourager, indispensables piliers de mon aventure littéraire. Ils sont le miroir dans lequel je me reflète, l'onde dans laquelle je m'abreuve, la flamme grâce à la laquelle je brûle de mille feux. De tout cœur, merci !
Quoi d'autre encore ?
Je crois pouvoir affirmer que les bons lecteurs peuvent commencer à lire la saga dès le début du collège ! En effet, autour du stand, je voyais rôder un jeune garçon avec lequel j'ai engagé la conversation pour découvrir qu'en fait il avait déjà acheté le tome I l'an passé (il avait 12 ans) et, comme ce dernier lui avait plu, il revenait chercher le tome II. Un nouveau fidèle désormais ?
Et, puis, en parallèle avec le Salon, je songe également à tous ces petits mots que j'ai reçus, de vive voix ou écrits dont voici quelques extraits, choisis avec soin naturellement, vous croyez quoi !
♥ « Bien sûr que je veux la suite !!! Je l'attends avec impatience, c'est trop bien, je me suis régalée avec le tome 3, quel suspense ! »
♥ « Je suis devenue une fan d’Aila alors qu’à la base je n’étais pas venue au Salon pour moi. Cela m’a redonné l’envie de lire. J’ai suivi la progression du tome IV via Facebook et ne manquerai certainement pas de passer samedi. »
♥ « Vous avez reçu le précieux sésame ? Je trépigne d'impatience ! »
Peut-être ces échanges peuvent-ils vous paraître banals… Pour moi, ils sont tout, tout ce qui légitime le fait de dire que je suis écrivain, tout ce qui me donne envie de continuer à raconter des histoires pour partager, faire vibrer, pleurer, frémir, rêver tout simplement. Autour de moi, la communauté s'agrandit et les liens se resserrent entre elle et moi, emplis de complicité et d'affection, tout ce qui rend mon existence plus belle et ma sensation de vivre plus intense… Une dernière fois, merci.
Beau week-end à tous.

9 juinPlus de copies ! Que c'est bien d'être prof quand l'année se termine et que je me dis que je vais pouvoir retourner à d'autres activités ! Comme à mon pauvre chapitre 15, par exemple, écrit aux trois quarts, et que je n'ai toujours pas trouvé le temps d'achever… Comme aux deux autres chapitres que je dois rédiger dans le cadre de mon projet à plusieurs écrivains, comme la nouvelle Et la Magie fut que je dois ABSOLUMENT finaliser, comme… Vous savez quoi ? Je crois que je vais encore attendre demain pour y réfléchir !
Ne me demandez pas comment je fais pour écrire. Si mon métier est d'expliquer, ma passion consiste à ne rien décortiquer et ça marche tellement bien comme ça ! J'attendrai le syndrome de la page blanche pour me poser des questions. En attendant ce jour maudit par tous les écrivains, je vais continuer mon chemin en pays Hagan, avant de plonger dans de nouvelles contrées vers une destinée bien sombre… Qu'est-ce que je ne lui fais pas vivre à ma pauvre héroïne ! Heureusement qu'elle n'est qu'un personnage de fiction sinon elle finirait bien par m'en vouloir… ou pas ! Elle sait la tendresse infinie qui nous unit, l'attention profonde que je lui porte, au point de chercher à rectifier tous les aléas de sa vie ou de lui en offrir une nouvelle…
Presque J-4 pour le Salon du livre de Sartrouville et le plaisir de recevoir de petits mots de ceux qui vont faire le déplacement pour moi (en fait, plutôt pour le tome IV !) Peut-être cette année, encore, de nouvelles rencontres aussi belles qu'inattendues. J'adore tant les liens que crée cette aventure littéraire. En tout cas, je vous raconterai tout… quand j'en prendrai le temps !
Belle semaine.

6 juinVous avez vu ? Je bats tous les records ! Seulement trois semaines depuis mon dernier post !

Salon du livre de Sartrouville 2015
Salon du livre de Sartrouville 2015

Dernière ligne droite avant le Salon du livre de Sartrouville, 14 juin 2015 de 10 h à 18 h au parc du dispensaire. Petit clin d'œil dans le journal de Sartrouville à la saga à découvrir en page 3.
Les tomes IV papier sont arrivés à la maison. Maintenant, j'ai la collection complète de la première partie de la saga d'Aila. Moquez-vous ! Les plaisirs de la vie les plus nombreux sont les petits, les sans-grade que chaque jour la vie vous offre, si faciles à saisir ; il suffit de tendre la main… Peut-être leur modestie pourrait-elle vous amener à les négliger. Pour ma part, je considère que ce serait bien dommage, car les grands bonheurs ne sont pas si courants alors que les petits n'attendent que vous !

La saga d'Aila
La saga d'Aila

Après avoir bien avancé le tome V, « La Porte des Temps », j'ai dû m'arrêter, faute de temps pour écrire, avec un chapitre quinze inachevé (je n'aime pas ça du tout !) Cependant, je ne m'avoue pas vaincue et je compte bien repartir à l'attaque dès que je le pourrai ! 609 000 caractères, 126 000 mots, ce prochain livre s'épaissit à une vitesse fulgurante et devrait rapidement dépasser ses petits frères !
Inutile de parler des nouvelles, j'ai laissé tomber pour l'instant. Mais d'ici quelques jours, je devrais être capable de vivre plusieurs vies à la fois — si, si, je le sens ! — et, ainsi, d'écrire sur tous les fronts à la fois ! Cependant, pour le moment, seul le plaisir de poursuivre Aila dans ses aventures m'emporte… Décidément, il faut que je termine ce tome V pour pouvoir passer sereinement à une autre écriture. Allez, c'est l'histoire de cinq à six chapitres supplémentaires au plus… ou, alors, au moins ! Nous verrons !
Il me reste une semaine pour finaliser tous les détails du Salon du livre : le diaporama, les derniers avis sur le tome IV que je n'ai même pas eu le temps de traiter (pfff…), la constitution des caisses de bouquins soigneusement agencées. Encore une semaine qui va passer à la vitesse grand V ! Tout ce qu'il faut à une prof de physique !
Bon week-end à tous.

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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Comment aurait-il pu lui expliquer que le labyrinthe avait délibérément provoqué sa propre situation pour l’ébranler en profondeur, lui révéler un avenir qu’il refusait d’envisager, celui qui l’unirait à une femme ? Il avait toujours conçu son existence comme celle d’un loup solitaire, dénuée d’amour ou de sexe, exactement ce que ce monde maudit l’avait obligé à découvrir, probablement pour générer des doutes ou faire naître en lui des regrets déstabilisants. Décidément, décelant leur pire fragilité, ce lieu s’ingéniait à l’utiliser contre eux. Quoique… Cette plongée dans ce futur éventuel l’avait aussi amené à affronter son isolement physique et affectif, sa vie d’ermite soi-disant choisie pour mieux se confronter à ses propres insuffisances, un voyage perturbant qui montrait les failles de l’unique passion qu’il comptait vivre : celle qui le liait à la magie… Elle lui avait également démontré qu’il pouvait s’attacher à un être de chair et de sang tout autant qu’éprouver des sensations incomparables, organiques ou émotionnelles. Mais avec Merielle ! Comment ce labyrinthe avait-il pu salir de cette façon leur belle amitié, une relation si pure et chaste ? Résolument, il chassa ces souvenirs, il ne se sentait pas prêt à abaisser les barrières savamment érigées pour protéger son cœur et enfermer son corps. Il reprit :
– Inutile de t’énerver. Rien dans la façon dont ce lieu agit n’est anodin. Regarde ! Papa n’a pas disposé du délai nécessaire pour partager son expérience avec nous, alors que, pourtant, le sablier ne s’était pas totalement vidé. Vois le bon côté des choses, même sans ses confidences, tu es arrivée à retourner la situation.
– En poussant Sekkaï à se tuer pour me sauver !
– J’en suis sincèrement désolé pour toi. Cependant, grâce à son sacrifice, nous avons franchi une étape supplémentaire. Sans toi et sans lui, nous ne serions pas parvenus ici…
– En fait, la seule responsable de tout ce bazar, c’est la magie ! continua-t-elle, exaspérée. Sans elle, cette aventure n’aurait jamais existé !
Tristan fronça les sourcils.
– Je comprends que mes propos puissent te déplaire, mais réfléchis, sans elle, pas de porte ! Sans elle, tu en serais probablement encore à te disputer avec maman pour affirmer ton territoire parce que notre quête n’aurait jamais eu lieu. Et aurais-tu découvert que le prince pouvait devenir plus que ton adversaire de prédilection ?
– Et alors ? Au moins, ce quotidien, je l’aurais choisi sans être emprisonnée ici, peut-être jusqu’à la fin de mes jours ! Enfin, s’il me conserve en vie aussi longtemps…
– La magie n’est pas responsable des projets de ceux qui l’utilisent, elle ne représente qu’un outil.
– Tu parles ! Avec un kenda, tu peux tuer, mais dans un combat régulier, au corps-à-corps, où le meilleur emporte, tandis qu’avec elle tu peux détruire des personnes par dizaines ou centaines, quelle que soit leur valeur, ça fait une sacrée différence ! De plus, il n’y a qu’à vous regarder tous autant que vous êtes, toi qui vis en tête à tête exclusif avec elle depuis l’enfance, papa qui semble la redouter et maman qu’elle hante malgré elle ! Ose encore me dire qu’elle se comporte comme un banal outil !
Ses relations avec cette entité s’avéraient si intimes que Tristan s’aperçut que mettre des mots sur l’essence même de celles-ci ou les exprimer exigeait de lui de réels efforts. Une symbiose aussi étroite se partageait difficilement… – Non, bien sûr… Mais elle possède une sensibilité que tu peux à peine imaginer, délicate, frémissante, mais parfois excessive. Par nature, elle est bienveillante, mais l’homme, en fonction de ses objectifs, parvient à la pervertir, malgré elle.
– Comment justifier alors qu’elle en soit réduite à se soumettre à n’importe qui ?
– Parce qu’elle n’est pas toute puissante ! Bien qu’offrant d’incroyables pouvoirs aux personnes qui se lient à elle, elle reste façonnable par leurs esprits. Pour un être animé de bonnes intentions, elle se dévoile dans toute sa splendeur, mais, a contrario, se révèle une arme terriblement dangereuse entre les mains d’un prédateur.
– Et, dans ton cas, Tristan, quand je discerne le poids qu’elle fait peser sur tes épaules par moment, en dépit de son soi-disant altruisme envers les gens, peux-tu vraiment affirmer qu’elle est indolore pour des êtres généreux ?
Son frère la fixa. Il ouvrit légèrement la bouche pour répondre avant, finalement, de préférer le silence. Non, la magie ne se comportait pas comme une entité quelconque, insipide ou insignifiante. Imprévisible, sensible, surprenante, elle s’insinuait dans la vie d’une personne et, de manière contradictoire, ne la laissait plus en paix tout en lui apportant plus que n’importe qui… De nouveau, la question se posait à propos de son aptitude à vivre avec ou sans elle. Survivrait-il à son absence ? Et, pourtant, grâce au labyrinthe, il savait à présent qu’une seconde voie pouvait advenir, différente de celle où il se consacrait totalement à elle. Encore une fois, incapable de l’envisager, il rejeta cette troublante éventualité.
– Ton silence représente une réponse claire, conclut Naaly dans un murmure.
– Ce n’est pas si simple, objecta Tristan. Elle exerce une telle fascination…
– Tout ce qui brille n’est pas d’or. Parfois, même pour une richesse exceptionnelle, le prix à payer paraît trop exorbitant pour se révéler acceptable d’autant plus si elle te prive d’une partie de ta liberté.
– Mais, parallèlement, envoûtante et unique, elle ouvre tes perceptions vers des voies inaccessibles aux communs des mortels.
Naaly secoua la tête. Tristan ne l’avait pas convaincue. Finalement, demeurer une personne banale ou presque pouvait suffire et elle s’en contenterait. Elle reprit :
– Tu ne trouves pas que papa tarde un peu ?
Tristan haussa les épaules. Connaissant sa sœur par cœur, il se doutait que, dans un moment, elle se lèverait et proposerait de partir le rejoindre. Conformément à son intuition, elle se redressa presque aussitôt.
– Allons vérifier qu’il ne serait pas tombé dans les rets de ce monde trompeur. Tu viens ?
– Il nous a dit de l’attendre.
– Oui, mais il n’est toujours pas revenu, insista-t-elle.
Après tout, peut-être avait-elle raison. Tant de pièges émaillaient cet univers à mille facettes ; contrôler que l’un d’entre eux ne se serait pas refermé sur lui pourrait se révéler judicieux.
– D’accord. Je dessine un message dans le sable pour lui donner la direction que nous prenons à défaut d’une heure quelconque.
– Bien ! À droite ou à gauche ?
Son frère la fixa, surpris.
– Je croyais que tu voulais aller à sa rencontre.
– Bien sûr ! Mais s’il achève le tour de l’île, il devrait réapparaître par là, précisa-t-elle en indiquant un point derrière lui.
Silencieux, Tristan l’observa longuement, conscient que même un choix aussi simple l’abandonnait indécis. Il finit par annoncer :
– Je préfère que nous le suivions. Si jamais il rebrousse chemin, parce que le lieu est plus grand qu’il le paraît, nous risquons de retarder un peu plus nos retrouvailles.
– D’accord. En route !
En dépit de l’énergie que sa sœur avait cherché à insuffler par son ton, en se redressant, Tristan se rendit compte de la fatigue qui s’était abattue sur lui pendant leur pause, accentuée par la lourdeur de l’air. Ce monde ne cesserait donc jamais de les surprendre… Comme Naaly, il appréciait de moins en moins cette moiteur qui pénétrait leurs vêtements depuis qu’ils avaient abordé la rive. En silence, harassés et oppressés par l’ambiance pesante, ils suivirent les traces de leur père, chaque mouvement exigeant d’eux un effort réel.

◎ ◎ ◎

Pardon n’en finissait plus de découvrir des plages qui se succédaient, si semblables entre elles que se repérer devenait compliqué, voire impossible. Il savait qu’il devait faire demi-tour pour rejoindre ses enfants, mais, animé par un espoir insensé, il ne pouvait s’empêcher de pousser toujours plus loin son exploration, convaincu que la prochaine d’entre elles lui apporterait les réponses nécessaires. Alors, porté par cet unique objectif, il marchait et marchait encore. Cette fois-ci, de gré ou de force, il sortirait Naaly et Tristan de cet enfer bleu. Mais comment ? Il avait beau examiner le paysage, chercher au-delà de ces fameuses apparences, il ne voyait, d’un côté, qu’une mer infinie et, d’un second, des arbres en rangs si serrés que se glisser entre eux semblait irréaliste. Il s’immobilisa. Comment avait-il pu passer à côté de cette possibilité ? Peut-être grimper sur l’un d’entre eux lui permettrait-il d’y voir plus clair ? Il observa la haie de fûts, mais aucun ne parut d’une taille suffisante pour lui offrir la perspective souhaitée. Il devait avancer encore pour en trouver un plus approprié. Remettant à plus tard l’éventualité de retourner sur ses pas, il se dirigea vers la plage suivante. De toute façon, à force de tourner autour de cette île, il parviendrait bien à les retrouver tôt ou tard…

◎ ◎ ◎

De façon inattendue, Naaly se figea.
– Que faisons-nous ? demanda-t-elle avec lassitude.
Tristan réprima un soupir. Accablé par l’impression probablement erronée d’être reparti depuis des heures, il marchait mécaniquement et le brusque arrêt de Naaly venait de lui enlever toute motivation pour continuer. Complètement épuisé par l’effort, il résista à l’envie de se laisser tomber sur le sable et de s’y coucher, principalement retenu par le souvenir de s’être endormi avec son père et sa sœur dans un monde précédent. Si sa mère ne les avait pas réveillés, ils y seraient restés pour l’éternité…
Une question, la première depuis longtemps dans son cerveau inactif, fusa. Obligatoirement, ils ne devaient pas avoir été les seuls visiteurs de cet étrange endroit, mais alors où reposaient les corps de ceux qui avaient échoué à le traverser ? Retournaient-ils dans les cocons de la grande salle plongée dans les ténèbres ou le labyrinthe parvenait-il à les escamoter d’une façon ou d’une autre ? La première éventualité signifierait l’existence de passerelles qui, habilement dissimulées, relieraient les différents univers entre eux. Donc ce lieu devait lui aussi en détenir une… Cette déduction fort intéressante pourrait changer leur perception du paysage et l’objectif de leur recherche. Il songea à s’en ouvrir à sa sœur, mais le courage lui manqua.
– Demi-tour ? proposa-t-il, économe en mots.
– Non, viens.
Tristan croisa brièvement son regard, puis l’observa repartir. En dépit de leur fatigue et de leur désir de renoncer, dans les yeux de Naaly brillait toujours l’étincelle d’une inébranlable volonté. Bien qu’à deux doigts d’abandonner, elle conservait encore l’énergie de résister. Il lui envia ce courage qu’elle possédait et qui l’avait déserté. Une conviction intime naquit en lui : ce monde l’éliminerait au prochain tour… Mais, alors, pourquoi sa mère avait-elle quitté leur groupe en premier ? Plus forte que tous, elle avait surmonté toutes les épreuves en préservant son altruisme intact. Sauf si les derniers écueils croisés avaient usé les ultimes parcelles de sa résilience… À moins que le labyrinthe eût décidé pour elle d’un sort qu’il n’imaginait pas encore. Malgré la chaleur suffocante, il frissonna et ses craintes se réveillèrent. Quelle forme la magie pourrait-elle prendre dans sa nouvelle personnalité fragilisée par la vie ? Tandis que sa sœur avançait sans l’attendre, il réunit le peu de courage qui lui restait pour la suivre, toutefois effrayé par l’éventuelle réponse à sa question.

◎ ◎ ◎

Quand, en retrait dans la végétation, l’arbre espéré était apparu sur cette plage, depuis longtemps, Pardon avait cessé de compter les bancs de sable blond qui se succédaient comme il avait renoncé à estimer la fuite du temps, incapable de déterminer s’il aurait dû l’exprimer en heures, ou en jours, ou en rien du tout, car, réellement, existait-il ici ? Pourtant, lorsque la pensée consciente d’arrêter de marcher pour atteindre son objectif jaillit dans son cerveau, il progressa encore sur quelques mètres, impuissant à contrôler son corps. Et même quand il s’immobilisa, dans sa tête persista la cadence de ses pas comme un rythme immuable pour le mener toujours plus loin. Il vacilla, puis, cachant ses yeux dont la vue se brouillait, tenta de chasser les sensations déconcertantes qui le troublaient, entre incapacité et vertige. Puis il essuya la sueur sur son front d’un revers de main ; il n’abandonnerait pas, il devait sauver ses enfants, il se l’était promis, quel qu’en fût le prix ! Désireux d’économiser ses forces, il examina l’inextricable bordure d’arbres, cherchant la faille, dans ces entrelacs de racines ou de branches étroitement imbriquées, pour accéder au tronc escompté. Un soupir monta dans sa poitrine, puis s’échappa de ses lèvres. Sous une telle chaleur, réfléchir de façon pertinente se révélait si incertain. Que lui apporterait de plus cette ramure qui dominerait l’île de quelques mètres supplémentaires ? Pourrait-elle lui offrir une meilleure perspective ? Non… Il demeura un instant en équilibre presque instable sur ses jambes, ses yeux s’attardant sur sa silhouette élancée. Trouverait-il mieux ? Rien n’était moins sûr… Particulièrement perdu, son regard revint vers le sable, puis, dénué de toute volonté, Pardon resta à observer le sol, l’esprit vide, jusqu’au moment où une conviction resurgit ; il devait sauver ses enfants ! Qu’importait si cet arbre se révélait imparfait, il devait d’abord s’en assurer avant d’en rechercher un autre. Soudain, sans même avoir conscience de s’être décidé, il se dirigea vers le mur végétal et, malgré la chaleur et l’épuisement qui l’accablaient, commença à grimper sur les racines pour s’élever légèrement. À son grand étonnement, au fur et à mesure de son avancée, se dévoilèrent des trouées totalement invisibles quelques pas plus tôt.

◎ ◎ ◎

Voir au-delà des apparences ! Et, pourtant, il demeurait aveugle ! Ce monde, comme tous ceux qu’il avait fréquentés, s’ingéniait à lui présenter de déroutantes illusions pour l’égarer. Que pouvait-il exister de bien réel dans celui-ci ? L’eau à perte de vue ? Cette île dont la nature lui était instinctivement venue à l’esprit, alors qu’il en ignorait tout ? Aila revint troubler ses pensées. Qu’avait-elle véritablement vécu pendant toutes ces années où la magie l’avait emportée dans son sillage tourbillonnant ? Comment prendre la dimension des épreuves endurées et des renoncements cruels auxquels elle avait consenti pour vaincre Césarus ? Il s’était contenté de l’accompagner quand elle avait enfin accepté sa présence près de lui ; finalement, il n’avait qu’effleuré les écueils qu’elle avait surmontés. Le jour où il lui avait tout donné de lui, livrant au sien son cœur habité par un amour profond, elle avait à peine entrouvert son âme ; les secrets qu’elle avait percés sur son chemin, elle les avait conservés sans jamais les partager, même avec lui… Jusqu’où était-elle allée ? Et pourquoi, alors qu’ils auraient simplement pu être heureux, le bonheur persistait-il à leur échapper ? Restaient-ils marqués par le sceau d’une destinée cruelle ? À moins que leur participation se révélât nécessaire pour contrer une menace dont il ne percevait pas encore les contours… Mais laquelle ? Un nouveau tyran en puissance ou une magie maléfique à contrecarrer ? Pourquoi eux ? Ils n’étaient quand même pas seuls sur terre ! Et puis pourquoi briser leur sphère familiale, imparfaite certes, mais préférable à celle dans ce présent, morcelée et bientôt anéantie ? L’image de Kerryen jaillit dans sa tête et il tressaillit. L’existence de ce souverain avait basculé dans l’horreur, exactement comme la sienne à l’instant. Comme lui, ce roi aimait Aila et néanmoins, avait démontré une incroyable abnégation ; il avait renoncé à sa femme et son bébé, tandis que Pardon n’avait abandonné que l’idée de reconquérir Aila, uniquement lorsqu’il lui était devenu impossible de se voiler la face plus longtemps. À l’instar d’un sentiment qu’il éprouvait de plus en plus souvent, il se découvrait pitoyable, capable, comme le plus banal des êtres, du meilleur comme du pire, soumis aux pulsions trop humaines qui agitaient son corps et son esprit. Il ne se situait plus au-dessus de la mêlée comme il l’aurait souhaité, mais en plein dedans, à lutter contre des sensations négatives qui l’étouffaient, des envies d’égoïsme qui le rendaient cruel, susceptible de coups tordus pour reprendre le contrôle de sa vie, voire de lâcheté, ou d’hypocrisie, ou même de vanité. Pourtant, son existence valait-elle plus que celle des autres protagonistes de cette triste histoire ? Sûrement pas, mais, à l’instant présent, il souffrait tellement qu’il se sentait prêt à écarter toutes les objections empreintes de lucidité pour agir pour lui et rien que pour lui. Complètement submergé par ses pensées troublées, il avait atteint son objectif sans même s’en rendre compte.

◎ ◎ ◎

Se détournant du tourment de ses réflexions, il se concentra sur le problème suivant : comment parvenir à escalader le tronc droit dénué de branches ? Encore un arbre… À croire que cet endroit, alors qu’il avait franchi tant d’obstacles, persistait à vérifier une fois de plus ses capacités à surmonter ses inédites facettes… Éreinté par une lassitude de plus en plus grande, il frémit. Non, il n’abandonnerait pas ! De plus, il ne devait pas l’oublier, tout n’était qu’illusion, fatigue comprise. Cette dernière ne représentait qu’un test à l’issue duquel il serait étiqueté apte ou inapte. En conclusion, passer directement à la phase active et grimper. Après deux essais infructueux, Pardon s’immobilisa ; il s’y prenait mal, car, avec ou sans bottes, il glissait. Attentif, il examina l’arbre de nouveau, élaborant, encore de façon parcellaire, des ébauches de solution. Étonnamment, se rappeler la nature trompeuse de ce lieu lui avait permis de recouvrer une partie de ses forces et de son analyse rigoureuse et constructive. À présent, il devait concevoir une technique pour maintenir ses pieds sur la surface peu rugueuse. Plusieurs fois, il avait assisté à l’installation de mâts et, de temps à autre, observé les ouvriers qui les escaladaient selon une méthode ingénieuse. Comment procédaient-ils déjà ? Ses souvenirs lui semblaient si lointains que Pardon peina à les raviver. Si ! Ils solidarisaient leurs pieds ! Avec quoi ? De la corde ! Mais, là, il n’en avait pas sous la main. Si, brièvement, il envisagea de prélever quelques racines dans la végétation, il s’en abstint ; inutile de froisser cet étrange monde par une agression involontaire, d’autant plus que, si l’île n’appréciait pas son geste, elle s’immergerait de nouveau. Ainsi, ses efforts n’auraient strictement servi à rien. Alors, de quoi disposait-il ? De ses vêtements… Sa chemise conviendrait peut-être. L’instant d’après, celle-ci enlevée, il replaça son gilet à même sa peau, puis tortilla le tissu sur lui-même pour lui donner une épaisseur appropriée. Enfin, assis par terre, il observa l’arbre pour évaluer la distance à laisser entre ses chevilles, celle de la largeur du tronc, voire un peu plus pour que sa corde de fortune pût devenir un point d’appui supplémentaire. Après deux nouvelles tentatives ratées, Pardon affina son système et, après un ultime bond sur le fût, s’y retrouva accroché. Il testa sa tenue avant d’éprouver un soupçon de satisfaction. S’arc-boutant sur ses jambes, il s’aperçut immédiatement que, bien que suspendu, son absence d’impulsion empêchait toute ascension. Il retomba sur le sol d’une façon peu élégante. Inutile de s’épuiser à d’autres essais sans avoir réfléchi au préalable. Obligatoirement, à son saut devait suivre une élévation régulière que son corps devait anticiper. Les yeux fermés, son esprit détailla les étapes successives, ses muscles tressaillant comme une réponse à leur future activation. Enfin prêt, il s’élança. Serrer le tronc entre ses pieds, pousser sur ses cuisses pour se redresser, monter les mains pour conserver un appui sur le bois, puis les pieds et compenser le déséquilibre permanent par la rapidité. Parvenu à la cime de l’arbre, il se cala dans les branches aux larges feuilles, puis s’absorba dans la contemplation du paysage. Tant d’eau et tellement d’inconnues…

◎ ◎ ◎

Mettre un pied devant l’autre. Si, au début, Naaly avait cherché à repérer quelques traces de Pardon, elle avait totalement abandonné. En raison de la configuration du lieu et du seul chemin à parcourir, il n’existait aucune chance de le perdre, mais encore fallait-il le rattraper. Elle devait bien reconnaître que, malgré tout ce temps à avancer, ils n’avaient toujours pas réussi à rejoindre celui qu’ils poursuivaient. Jusqu’à présent, elle avait soigneusement évité de penser à la colère de leur père, quand, achevant son tour, celui-ci découvrirait leur absence. Voilà qui lui retomberait certainement dessus, d’ailleurs avec raison, mais pas tout à fait. Son frère avait bien accepté de la suivre, alors qu’il représentait le membre sensé de la fratrie. En conclusion, à lui aussi, le temps lui avait semblé bien long et l’atmosphère trop lourde pour demeurer à la même place. Si son impatience se révélait communicative, que deviendraient-ils ? Quoique, sous cette infernale torpeur, dans quelle mesure l’un comme l’autre parvenaient-ils encore à éprouver une quelconque sensation ? Elle jeta un coup d’œil à la rive, regrettant presque de ne plus y être plongée jusqu’aux cuisses. Une mauvaise bonne idée, car elle se mouillerait les pieds de nouveau. À présent séché, le cuir rêche de ses bottes frottait ses talons et échauffait ses voûtes plantaires ; Naaly en percevait la brûlure permanente. Ne pas s’étendre davantage sur la question et avancer… Sans y prendre garde, son regard dériva encore vers l’eau. De façon contradictoire, elle éprouvait l’impression de mourir de soif sans avoir vraiment envie de boire. Son examen de la mer turquoise se prolongea. Se rafraîchir juste la nuque et les cheveux. Aussitôt, elle obliqua vers la rive, tandis que, songeur, son frère l’observait. Quelle idée lui avait traversé la tête ? Quand il la vit s’agenouiller sur le sable et s’asperger, il trouva la force de se précipiter près d’elle pour l’imiter, trempant jusqu’à sa chemise. Tous les deux face à l’onde immobile, ils restèrent côte à côte à examiner cet univers si plat qu’il en apparaissait déprimant. Se sentant mieux à présent, Tristan se remit à parler :
– Je serai le suivant…
– Pourquoi toi ? demanda-t-elle en se tournant vers lui.
– Parce que je suppose que cet endroit choisit ceux qu’il garde en fonction d’un objectif très précis. Par exemple, il désire probablement désigner le plus résistant d’entre nous.
– Maman aurait dû franchir la porte, alors ?
– À mon avis, il envisage d’autres projets pour elle…
– Lesquels ?
– Excellente question…
– Et aucune hypothèse ?
– Aucune… Il fait trop chaud pour réfléchir.
Naaly émit un petit rire.
– Bien d’accord !
Elle se tut un instant avant de reprendre.
– Je renouvelle ma question : pourquoi toi ? Tu es le seul parmi nous à maîtriser la magie.
– Sauf si papa s’y remet…
– Effectivement, mais moi, quels avantages pourrais-je bien présenter pour ce lieu ? Aucun…
– Si, ta détermination.
Elle s’esclaffa de nouveau.
– Je ne sais pas si, personnellement, j’hésiterais entre une modeste combattante sans kenda et un détenteur de pouvoirs…
– Mais tu pourrais avoir les deux…
La jeune fille se figea, ses prunelles vertes le fixant avec intensité.
– Je n’en veux pas, annonça-t-elle, catégorique. Maman, papa et toi n’avez pas eu le choix et, quand je m’attarde sur toutes les catastrophes que cette entité a pu engendrer dans vos vies et la mienne par rebond, elle ne m’intéresse pas. Je désire rester celle que je suis, évidemment avec mes limites, mais je ne pourrai m’en prendre qu’à moi.
– Mais, dans le prochain monde, vous pourriez en avoir besoin.
– Transfère ta magie à papa si tu décides de procéder à un don comme l’indique la gravure des ondes. Il en fera un meilleur usage que moi.
– Il ne les acceptera jamais, parce que… Enfin ! Tu sais très bien ce que la recevoir sous-entendrait.
– Parfaitement. Comme je suis consciente des conséquences de ce présent pour moi. De mon côté, je dispose d’une clé dont j’ignore les subtilités, mais, grâce à tes aptitudes naturelles, tu pourrais apprendre à t’en servir. Le silence s’installa un instant. Tristan secoua la tête.
– Non, la porte a déjà choisi, je le perçois. Je resterai ici.
– Ne dis pas ça, s’il te plaît… Laisse-toi au moins une chance de la franchir quand nous serons parvenus à la trouver.
Les yeux de Naaly se remplirent de larmes. Elle ne se sentait plus assez vaillante pour lutter contre le flot des éléments qui les emmenait toujours plus loin, avec à peine assez d’air pour respirer et survivre.
– Si tu as raison, tu me manqueras…, continua-t-elle d’une voix troublée.
Cependant, fidèle à elle-même, elle ne tarda pas à se ressaisir.
– Voyons le bon côté des choses, cet abandon ne sera que temporaire, car, selon moi, je te suivrai de peu. Toi comme moi savons bien que nous ne possédons ni l’expérience, ni la maturité, et encore moins la carrure pour résister à ce labyrinthe qui aspire tous nos rêves. As-tu remarqué le comportement de papa ? Il perçoit ce lieu mieux que nous. De plus, en ce moment, il devrait être anéanti. Pourtant, il semble le seul à ne pas sombrer totalement sous son poids écrasant, alors qu’il paraissait le plus fragilisé de nous tous.
– Il n’acceptera jamais la disparition de son dernier enfant…
– Parce que tu crois qu’il va s’en réjouir dans ton cas ? Nous devrons le travailler au corps pour l’amener à cette évidence qu’il refuse encore. Si une chance subsiste de changer notre catastrophique présent, elle dépendra de lui, sans aucun doute.
Tristan hocha la tête, puis demanda :
– Comment comptes-tu procéder pour le convaincre ?
– Aucune idée, mais, en y réfléchissant tous les deux, nous trouverons comment lui imposer cette conclusion.
– Je pense que maman y est pour quelque chose.
Surprise, Naaly jeta vers lui un regard interrogateur. De quoi parlait-il ?
– Quand papa a été blessé par la plante, je suis certain qu’elle l’a guéri…
– Tu es en train de m’annoncer qu’elle avait déjà retrouvé le contrôle de ses pouvoirs dans cet endroit maudit ? Et tu l’as remarqué quand ?
– L’arbre mort.
– Génial ! Et c’est maintenant que tu me le dis ! Qu’est-ce que j’ai loupé de plus ?
Son frère lui lança un coup d’œil légèrement désespéré.
– Je ne sais pas.
– Tristan, pour une fois, tu pourrais fournir un effort pour faire des phrases plus longues qui m’expliqueraient tout en détail sans que j’aie besoin de te poser mille questions ! S’il te plaît ! Le jeune homme tressaillit, mais resta un instant silencieux avant de reprendre :
– En fait, je suis convaincu que la magie n’est pas une, mais mille et que, selon son humeur ou les circonstances, elle se présente sous des aspects différents à ceux qu’elle choisit. Le lien qu’elle entretient avec maman est infiniment plus développé que celui que je possède avec elle et, ainsi, cette entité peut décider de s’exprimer en elle ou la laisser en paix. De façon identique, maman peut la rappeler ou s’en détourner… Indubitablement, tout dans ce monde a été créé par la magie, mais pas celle que je connais. Néanmoins, ses pouvoirs spécifiques me paraissent parfaits pour entrer en résonance avec elle.
– Voilà pourquoi elle serait restée là-bas.
– C’est probable.
– Pourquoi les soins apportés à papa auraient-ils changé quelque chose chez lui ?
Tristan afficha un léger sourire.
– Elle a simplement réveillé la magie en lui. À mon avis, il n’a même pas dû s’en apercevoir.
Naaly demeura pensive.
– Je vais dire un truc idiot… Quand je t’entends parler d’eux ainsi, je songe à tout ce que j’ignorais avant notre départ et que je connais maintenant, en dépit de l’éclatement de notre famille pour de mauvaises raisons. Lors de l’attaque d’Orkys, as-tu eu l’occasion d’observer la manière dont elle combattait en particulier ? En mille ans d’entraînement, je n’égalerai jamais son niveau.
– Pas sans pouvoirs…
– Je n’ai pas changé d’avis, je n’en veux pas. Cependant, je me pose une question. Depuis que je m’intéresse à elle, j’ai découvert qu’elle avait toujours surpassé ses adversaires par son exceptionnel talent, mais, à cette époque-là, elle n’avait pas rencontré les fées.
– Voici ce qui corrobore parfaitement mon opinion, elle possédait déjà la magie à son insu. À travers ces créatures, cette entité s’est révélée à elle et, ensuite, elle l’a développée de façon consciente.
– Et toi ?
Tristan soupira.
– Je reste un petit joueur.
– Tu te sous-estimes !
– Je t’envie…
Tandis que, surprise, Naaly le fixait, il poursuivit :
– Tu as la possibilité de toucher à des pouvoirs hors norme et tu les refuses sans le moindre regret.
– Je ne me sens pas assez forte pour leur résister.
– Comment ça ?
– J’ai hérité d’une clé et regarde où mon enthousiasme irrationnel nous a entraînés…
Percevant la protestation qui naissait de nouveau dans les yeux de Tristan, elle coupa court à ses éventuelles récriminations.
– Je me rappelle parfaitement tes explications à ce sujet. Mais j’ai agi sans réfléchir. Voilà, je suis une tête folle, impulsive, une adolescente pleine d’effervescence qui manque encore de sagesse. Tu le vois, la magie n’est pas pour moi. Après tout, dans ce nouveau futur, peut-être serions-nous tous heureux, mais différemment.
Le visage de Tristan se rembrunit aussitôt.
– Apparemment pas tous… Quelques précisions peut-être pour éclairer ma lanterne ?
Visiblement, le garçon hésitait.
– Je ne t’ai pas tout dit…
– Ah bon ? Parce que tu m’as confié déjà quelque chose à propos de toi. Dans mes souvenirs, il me semble que tu as opposé ton silence à toutes mes questions ou presque.
– J’en suis conscient. Dans la mesure où ce que j’ai vécu demeure un avenir éventuel et non certain, je trouve compliqué de démêler le réel du possible. Cependant, j’ai appris un fait très inquiétant à propos de… Merielle. Elle va se marier avec un homme qui la détruira.
– Quelle déception ! Je me demandais bien quelle fille avait bien pu briser la carapace d’indifférence dont tu t’entoures. Mon amie m’apparaissait comme le meilleur choix, malgré votre année et quelques d’écart, parce que, de toute évidence, elle t’apprécie et puis, je me disais qu’un jumeau chacun promettait des fêtes de famille divertissantes ! Enfin, si elle en épouse un autre et que Sekkaï se rend en Épicral pour convoler avec une noble qu’il ne connaît même pas, pauvre de nous… En tout cas, j’espère que ton attitude inflexible ne l’a pas réduite à cette extrémité !
– Je t’assure que non ! Ce nouveau présent est absolument terrible. En l’absence de quête, le décès de Sérain a complètement bouleversé l’équilibre des siens. Entre le prince qui a déserté Avotour pour mourir quelque part sur la route d’Opale et Lomaï qui a, chaque jour, sombré davantage dans une mélancolie destructrice, Merielle, elle, est partie rechercher chez un homme beaucoup plus vieux un peu d’amour et cette ordure n’est parvenue qu’à l’anéantir. Ne me regarde pas comme ça, s’il te plaît, elle est mon amie, c’est tout.
– Voilà qui ne veut pas dire grand-chose ! Sekkaï était bien mon pire ennemi et tu vois où ça nous a menés… Enfin, tout ça ne me dit pas qui a réussi à te séduire ! Alors ?
– Naaly, je suis très sérieux !
– Et, moi, curieuse ! Que tu es agaçant à la fin ! Pourquoi tant de secrets ? Une fois, dans le prochain monde, tes confidences s’éteindront avec moi ! C’est donc si difficile à avouer ?
– Demande à papa de veiller sur elle si tu ne passes pas la dernière étape.
Les épaules de Naaly s’affaissèrent.
– D’accord, mais, franchement, tu n’es pas trop drôle ! Toi, au moins, tu connais tout ce que Sekkaï et moi avons vécu.
– N’insiste pas, je t’en prie. Tu n’oublieras pas, c’est important. Pour éviter de rencontrer cet homme, elle ne devra pas se rendre chez une relation de Lomaï.
– Laquelle ?
– Je ne sais pas. Elle a trois filles, dont une du même âge que Merielle.
– Et le nom du sale bonhomme que je lui défonce la tête s’il touche à mon amie ?
Après une hésitation sur la teneur de la réponse à lui apporter, Tristan sembla se résigner et ajouta simplement :
– Alexis de Courtelle.
– Enregistré. Lors du prochain passage de relais, je lui transmettrai l’information.
– Tu m’en veux ?
– Un peu… Faut dire, il n’y a pas tant de nouvelles sensationnelles à se mettre sous la dent dans cet endroit pourri jusqu’à la moelle. Alors, oui, ce petit secret m’aurait fait plaisir, j’aurais eu l’impression de partager quelque chose de spécial avec toi.
– Mais nous partageons déjà plus que la majorité des frères et sœurs.
– C’est pas faux. Bon, j’ai compris que je me contenterai de ton silence. Que faisons-nous à présent ?
– Repartons.
– Par où ?
– Dans le même sens, comme ça nous serons deux à subir la colère de papa…
Un sourire naquit sur les lèvres de Naaly.
– Bien ! s’exclama-t-elle. Pour une fois que je ne serai pas seule à affronter la tempête !


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